Le président français dément toute volonté de couper les réseaux sociaux lors des manifestations lycéennes

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 8 lectures
Le président français dément toute volonté de couper les réseaux sociaux lors des manifestations lycéennes

Face aux interrogations sur la gestion des récentes mobilisations lycéennes, le président français Emmanuel Macron a formellement démenti toute intention de l'exécutif de suspendre l'accès aux réseaux sociaux. Le chef de l'État a toutefois confirmé l'existence d'un travail de régulation des contenus en ligne, tout en pointant du doigt la réactivité variable des plateformes face aux signalements des autorités.

Clarification sur les mesures de restriction

Lors d'un entretien accordé le 28 octobre, Emmanuel Macron a réfuté les informations suggérant que le gouvernement aurait envisagé une coupure totale des réseaux sociaux lors des mouvements de contestation. Cette mise au point intervient dans un contexte de tensions où des rumeurs, relayées notamment par le média Blast, faisaient état d'une demande adressée aux opérateurs télécoms pour se préparer à une interruption de services comme TikTok, Instagram, Snapchat ou X.

La régulation des contenus comme levier d'action

Si la coupure des réseaux est écartée, le président a néanmoins confirmé qu'un travail de régulation est mené sous l'autorité du Premier ministre. Ce dispositif vise à encadrer l'usage des plateformes par certains acteurs lors des manifestations. Dans ce cadre, le gouvernement a intensifié le recours à la plateforme Pharos pour identifier et signaler les contenus illicites. Selon les chiffres communiqués, un peu plus de 200 signalements ont été transmis aux plateformes numériques pour des motifs tels que l'appel à la violence ou au pillage.

Le défi de la coopération avec les plateformes

L'exécutif évalue de manière contrastée la collaboration avec les géants du numérique. Emmanuel Macron a qualifié de « moyenne » la réactivité des plateformes lors des manifestations du 17 octobre, estimant que les obligations légales européennes en matière de retrait de contenus illicites n'avaient pas été pleinement respectées. À l'inverse, il a souligné une amélioration notable de la coopération lors des événements du samedi suivant, période durant laquelle une large part des contenus signalés a été retirée en temps réel. Cette dynamique de régulation, pilotée par le gouvernement, reste un point de vigilance majeur quant à l'équilibre entre maintien de l'ordre public et respect des libertés numériques.

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