Le président Faustin Archange Touadéra a tenu une séance de travail inédite avec plus de 650 chefs de quartier de Bangui, Bimbo et Begoua. Cette rencontre, organisée par le Conseil des Leaders pour la Paix et la Sécurité Nationale, vise à intégrer davantage ces notables dans la stratégie de stabilisation et de gestion sécuritaire du pays.
Un dialogue direct sur les enjeux de terrain
Lors de cet échange à l'Assemblée nationale, les représentants locaux ont exposé sans détour les défis quotidiens auxquels ils font face. Les discussions ont porté sur des sujets structurels, notamment la revalorisation de leurs indemnités, leur rôle dans la prévention de l'insécurité et leur participation accrue aux processus de recrutement au sein des forces de défense. Les chefs de quartier ont également réaffirmé leur volonté de jouer un rôle plus formel dans la résolution des litiges civils au sein de leurs communautés respectives.
La sécurité comme responsabilité partagée
Le chef de l'État a insisté sur le rôle pivot des chefs de quartier, qu'il qualifie de « gardiens » de la vie des populations. Face à la persistance des menaces, le président a appelé à une vigilance accrue et à une collaboration étroite avec les forces de sécurité. Il a notamment souligné que la lutte contre la criminalité et les braquages ne saurait tolérer d'impunité, précisant que tout individu, y compris les membres des forces de défense, doit répondre de ses actes devant la justice en cas de dérive.
Vers un nouveau cadre de collaboration institutionnelle
Au-delà de la sécurité, cette assise a permis d'aborder des questions de civisme, notamment l'implication des chefs de quartier dans l'opération d'assainissement « Kwa Ti Kodro ». Le président Touadéra a assuré que les doléances et recommandations formulées lors de cette journée ne resteront pas lettre morte. Elles serviront de base à l'élaboration d'un nouveau cadre de travail visant à renforcer le lien entre l'administration centrale et les autorités locales, garantissant ainsi une meilleure remontée des besoins des citoyens et une gestion plus efficace de la cohésion sociale.