Le président égyptien Abdel Fattah el-Sisi sollicite l'aval du Parlement pour une intervention militaire en Arabie saoudite

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 3 lectures
Le président égyptien Abdel Fattah el-Sisi sollicite l'aval du Parlement pour une intervention militaire en Arabie saoudite

Le président égyptien Abdel Fattah el-Sisi a officiellement demandé la convocation d'une session parlementaire d'urgence afin d'obtenir l'autorisation de déployer des moyens de défense en Arabie saoudite. Cette démarche, présentée comme une mesure purement défensive, vise à renforcer la sécurité du royaume face à la recrudescence des attaques ciblant ses infrastructures stratégiques.

Une réponse aux attaques houthies

La demande du chef de l'État égyptien intervient dans un contexte de tensions accrues, marqué par une série de frappes menées par les rebelles houthis, soutenus par l'Iran, contre le territoire saoudien. Ces attaques ont visé plusieurs aéroports, dont celui de Riyad, ainsi que des installations pétrolières. Le bilan humain récent, incluant 14 morts lors d'une frappe sur l'aéroport international King Khalid, illustre la montée en puissance de ces menaces qui touchent désormais des zones proches des centres urbains.

La sécurité du canal de Suez en jeu

Pour Le Caire, l'engagement aux côtés de Riyad dépasse le cadre de la simple solidarité diplomatique. Le président el-Sisi a réitéré que la sécurité de l'Arabie saoudite et des États du Golfe constitue une composante indissociable de la sécurité nationale égyptienne. Un enjeu majeur réside dans le contrôle du détroit de Bab el-Mandeb, porte d'entrée sud du canal de Suez. La mainmise des Houthis sur la côte yéménite de la mer Rouge fait peser un risque direct sur le trafic maritime international, dont dépendent les revenus du canal de Suez, pilier de l'économie égyptienne.

Une architecture de défense régionale

L'Égypte s'inscrit dans une dynamique de coopération sécuritaire plus large. L'Arabie saoudite a déjà formalisé, en août dernier, un pacte de défense avec le Pakistan et la Turquie, baptisé « Alliance de La Mecque ». Ce traité, dont les mesures de dissuasion collective ont été activées début octobre, prévoit le déploiement rapide de forces pour contrer les agressions extérieures. En sollicitant ce mandat parlementaire, l'Égypte se positionne comme un partenaire stratégique incontournable pour Riyad, cherchant à prévenir toute velléité d'influence iranienne sur les routes maritimes vitales de la région.

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