Face aux interrogations sur la durée du séjour à l'étranger du président Bola Ahmed Tinubu, le président du Sénat, Godswill Akpabio, a formellement exclu toute vacance du pouvoir. Il insiste sur le fait que le chef de l'État continue d'exercer ses prérogatives constitutionnelles à distance, rendant inutile tout transfert formel de compétences vers le vice-président.
La continuité de l'exercice du pouvoir
Lors d'une intervention publique dans l'État d'Akwa Ibom, Godswill Akpabio a tenu à clarifier la situation institutionnelle du pays. Selon lui, le statut de « congé de travail » du président Tinubu ne constitue en aucun cas une interruption de sa fonction. Le président du Sénat a souligné que, dans un monde interconnecté, la distance géographique n'entrave plus la capacité d'un dirigeant à donner des instructions et à piloter les affaires nationales depuis l'étranger.
Preuves d'engagement diplomatique
Pour étayer son argumentaire, le président du Sénat a mis en avant la poursuite des activités diplomatiques du président nigérian. Il a notamment cité des échanges récents entre Bola Tinubu et le président français Emmanuel Macron comme preuve tangible que le chef de l'État reste pleinement investi dans la gestion des dossiers nationaux et internationaux. Pour Akpabio, ces interactions confirment que le centre de décision, situé à Aso Rock, demeure opérationnel sous l'autorité directe de Tinubu.
Un débat sur le transfert de compétences
Les déclarations du président du Sénat interviennent dans un contexte de débat public nourri par la prolongation du séjour du président. Initialement prévue pour trois semaines, cette période de repos a été étendue d'une semaine supplémentaire, sans qu'une date de retour officielle ne soit communiquée par la présidence. Cette absence prolongée alimente les discussions sur la nécessité d'un transfert formel de pouvoir vers le vice-président Kashim Shettima. En réaffirmant qu'il n'y a « aucune vacance » à la tête de l'État, Akpabio cherche à clore les spéculations sur une éventuelle crise institutionnelle et à stabiliser la perception de l'autorité présidentielle auprès de l'opinion publique.