Le président national du All Progressives Congress (APC), Nentawe Yilwatda, a révélé que plus de 10 millions de citoyens bénéficiaires du programme de transferts monétaires conditionnels vivent en marge de la sphère numérique. Cette déclaration met en lumière le décalage entre les politiques publiques de lutte contre la pauvreté et l'accès réel des populations les plus vulnérables aux outils de communication modernes.
Une exclusion numérique massive
Lors d'un échange avec la presse à Maiduguri, Nentawe Yilwatda a précisé que ces 10 millions de bénéficiaires, destinataires d'une aide de 75 000 nairas, ne possèdent ni téléphone mobile, ni accès aux réseaux sociaux ou à la télévision. Selon le responsable politique, cette absence d'outils technologiques empêche ces citoyens de participer aux débats publics sur les politiques gouvernementales, les rendant invisibles dans les espaces de discussion numériques où se cristallise pourtant l'opinion publique.
Défense de la politique budgétaire actuelle
Au-delà de la question sociale, le président de l'APC a profité de cette tribune pour défendre la stratégie économique de l'administration Tinubu. Il a notamment réfuté les critiques de l'ancien vice-président Atiku Abubakar concernant la suppression des subventions sur le carburant. M. Yilwatda soutient que cette réforme a permis aux États fédérés de retrouver une capacité financière suffisante pour honorer le paiement des salaires et des pensions, une situation qu'il juge menacée par tout retour en arrière sur cette mesure.
Priorités d'investissement et échéances électorales
Le dirigeant du parti au pouvoir a averti qu'un rétablissement des subventions compromettrait le financement de projets d'infrastructures majeurs, tels que les routes côtières et les projets gaziers, ainsi que le programme de prêts étudiants. Ces déclarations interviennent alors que le parti a tenu un séminaire de trois jours pour évaluer ses structures locales et nationales. À cette occasion, le Conseil exécutif national de l'APC a réaffirmé sa confiance envers le président Bola Tinubu et le vice-président Kashim Shettima, tout en affichant sa préparation en vue des élections générales de 2027.