À l'approche de l'échéance électorale de 2027, le président du All Progressives Congress (APC), Nentawe Yilwatda, affiche une confiance totale dans la reconduction du mandat du président Bola Tinubu. S'appuyant sur des enquêtes d'opinion internes, le dirigeant du parti au pouvoir rejette la menace des formations d'opposition et défend le bilan économique de l'administration actuelle face aux critiques croissantes.
Des sondages internes favorables au pouvoir
Selon Nentawe Yilwatda, les données collectées par l'APC à travers les différents États nigérians placent le parti en position de force face à ses principaux rivaux, notamment l'African Democratic Congress (ADC) et le Nigeria Democratic Congress (NDC). Le président de l'APC estime que l'opposition, dont les figures de proue sont Atiku Abubakar et Peter Obi, n'a pas démontré une capacité électorale suffisante pour inquiéter la majorité actuelle. Il assure que ces statistiques internes sont fiables et reflètent une dynamique favorable au président sortant.
Défense des réformes économiques et fiscales
Face à la grogne sociale liée à l'inflation et à la hausse du coût du carburant, le dirigeant de l'APC qualifie ces difficultés de « temporaires ». Il justifie la stratégie gouvernementale par une volonté de restructurer l'économie, notamment à travers une réforme fiscale visant à élargir l'assiette des contribuables tout en protégeant les ménages à faible revenu. Par ailleurs, il met en avant la libéralisation du secteur de l'énergie, qui permet désormais aux États fédérés et aux investisseurs privés de s'impliquer directement dans la production et la distribution d'électricité.
Contre-argumentaire sur le bilan de gestion
Pour asseoir la légitimité de Bola Tinubu, Nentawe Yilwatda compare son bilan à celui de l'ancien vice-président Atiku Abubakar. Il souligne la transformation des revenus de l'État de Lagos, passés de 14 milliards de nairas annuels sous le mandat de Tinubu à plus de 8 000 milliards aujourd'hui, tout en citant les projets d'infrastructures ferroviaires comme preuves de sa vision économique. À l'inverse, il critique la gestion passée des privatisations d'actifs publics, tels que la société sidérurgique d'Ajaokuta, qu'il juge bradés sous les administrations précédentes.
Gestion des tensions internes et intégrité
Interrogé sur les divisions au sein de l'APC, notamment dans les États de Katsina, Kano et Kwara, le président du parti reconnaît l'existence de frictions mais les minimise, affirmant qu'elles ne menacent pas l'unité de la formation. Il rejette également les accusations de corruption visant le parti, défiant l'opposition de fournir des preuves et rappelant que les membres de l'APC ne sont pas exemptés de poursuites judiciaires. Enfin, il a dénoncé les critiques de l'opposition concernant le fonds de prêt aux étudiants (NELFUND), accusant ses adversaires de manipuler les chiffres sans consulter les documents officiels.