Le président du Parlement ghanéen appelle à une meilleure reconnaissance du secteur privé dans l'éducation

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 40 lectures
Le président du Parlement ghanéen appelle à une meilleure reconnaissance du secteur privé dans l'éducation

Le président du Parlement ghanéen, Alban Sumana Kingsford Bagbin, a plaidé pour un changement de paradigme dans la gestion des relations entre l'État et les établissements scolaires privés. Lors de la 30e conférence annuelle de l'Association nationale des écoles privées (GNAPS) à Ho, il a affirmé que ces institutions ne devaient plus être perçues comme de simples groupes de pression, mais comme des investisseurs essentiels au développement du capital humain national.

Un partenariat historique et stratégique

Rappelant que l'éducation formelle au Ghana a été initiée par des acteurs privés et des missionnaires bien avant l'implication massive de l'État, Alban Bagbin a souligné la contribution historique de ces structures à la formation des élites et des professionnels du pays. Selon lui, les propriétaires d'écoles privées investissent des ressources substantielles dans ce que le pays possède de plus précieux : l'enfant ghanéen. Il a ainsi exhorté le ministère de l'Éducation et ses agences de régulation à instaurer un environnement propice à leur épanouissement, plutôt que de les maintenir en marge des politiques publiques.

Régulation et autonomie des établissements

Si le président du Parlement reconnaît la nécessité d'une régulation pour garantir la sécurité des élèves et le respect des normes académiques, il insiste sur la finalité de ces mesures. Pour M. Bagbin, le cadre réglementaire doit viser à renforcer le secteur privé et non à l'affaiblir. Cette position est partagée par les représentants de la GNAPS, qui rappellent que le secteur privé demeure un pilier complémentaire à l'offre publique, jouant un rôle crucial dans l'élargissement de l'accès à l'éducation sur l'ensemble du territoire.

Les défis de la transformation numérique

La conférence, placée sous le thème de la révolution éducative par l'innovation et la technologie, a également permis d'aborder les limites de la numérisation. Alban Bagbin a mis en garde contre une approche purement matérielle : l'acquisition de tablettes ou de tableaux interactifs ne constitue pas, en soi, une innovation. Il a insisté sur la nécessité de former prioritairement les enseignants, seuls capables de transformer ces outils en leviers d'apprentissage efficaces.

L'impératif d'inclusion numérique

De son côté, la chefferie traditionnelle, représentée par Togbe Ayim Adzokoto III, a souligné l'urgence d'une intégration technologique équitable. Pour que le Ghana ne reste pas en marge des mutations mondiales, les autorités doivent impérativement améliorer la connectivité internet, l'accès à l'électricité et la littératie numérique, particulièrement dans les zones rurales et les communautés mal desservies. L'enjeu est de préparer la jeunesse ghanéenne aux exigences de l'économie du 21e siècle, en intégrant des compétences telles que le codage, l'intelligence artificielle et la pensée critique.

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