Le président de la Ghana National Association of Teachers (GNAT), Prosper Tachie, a déclaré que la grève de deux semaines engagée par les syndicats d'enseignants ne désorganiserait pas le calendrier académique du pays. Il a rappelé que les heures de cours perdues pourraient être récupérées, tout en insistant sur la nécessité de garantir le bien‑être du personnel enseignant et le respect des engagements gouvernementaux.
Impact de la grève sur le calendrier scolaire
Selon Tachie, la crainte que la grève bouleverse l’ensemble du programme scolaire est exagérée. Il estime que les deux semaines d’arrêt ne suffiront pas à mettre en péril le déroulement des cours, à condition que les établissements mettent en place des mesures de rattrapage dès le retour des enseignants. Cette position vise à rassurer les parents, les élèves et les autorités éducatives quant à la continuité de l’enseignement.
Priorité au bien‑être des enseignants
Le porte‑parole du GNAT a souligné que le débat public ne doit pas se limiter à la question du calendrier, mais doit également prendre en compte les conditions de travail des enseignants. Il a rappelé que le respect des engagements du gouvernement en matière de rémunération, de conditions de service et de santé au travail est essentiel pour garantir la motivation du corps professoral. « Si l’on prend bien soin des employés, ils prendront soin des élèves », a‑t‑il affirmé.
Mécanismes envisagés pour rattraper les heures perdues
Prosper Tachie a indiqué que les écoles pourraient recourir à des stratégies telles que l’allongement des journées, la mise en place de cours de rattrapage ou l’utilisation de supports numériques pour compenser les heures de contact manquées. Il a précisé que ces mesures seraient coordonnées avec les autorités éducatives afin d’assurer une transition fluide et de préserver la qualité de l’apprentissage.
Réactions du gouvernement et suspension de la grève
La grève a été suspendue après des pourparlers impliquant le ministre du Travail et le Conseil d’État, qui ont offert des garanties et des engagements pour répondre aux revendications des syndicats. Cette suspension montre une volonté du gouvernement de dialoguer et de trouver un compromis, tout en évitant une perturbation prolongée du système éducatif. Le GNAT reste toutefois vigilant quant à la mise en œuvre concrète de ces engagements, insistant sur le suivi des conditions de service convenues.