Matar Diène, président du mouvement Initiative Citoyenne pour le Développement du Sénégal (ICDS), a lancé un appel solennel aux députés du pays afin qu’ils privilégient l’intérêt national plutôt que les directives de leurs chefs de parti. Dans un communiqué du 28 octobre 2026, il a rappelé le caractère personnel du mandat parlementaire inscrit à l’article 64 de la Constitution et a souligné les enjeux majeurs pour les Sénégalais : emploi, santé, éducation, justice et croissance économique.
Le rappel constitutionnel du vote personnel
Selon l’article 64 de la Constitution sénégalaise, chaque député exerce son mandat de façon autonome ; toute forme de mandat impératif est déclarée nulle. En s’appuyant sur ce texte, Matar Diène a insisté sur le fait que les parlementaires ne doivent pas être contraints par des consignes de parti, mais libres de juger chaque proposition à la lumière de l’intérêt général.
Un Parlement au service du débat et du contrôle
Le président de l’ICDS a mis en garde contre la dérive d’une Assemblée nationale réduite à une simple chambre d’enregistrement des décisions prises par les dirigeants politiques, en citant notamment le cas d’Ousmane Sonko. Il a appelé les législateurs à reprendre un rôle actif de contrôle, à débattre les projets de loi et à défendre les droits fondamentaux des citoyens, afin d’éviter la perte de légitimité de l’institution.
Priorités nationales mises en avant
Dans son message, Diène a rappelé les grands défis qui mobilisent la société sénégalaise : la création d’emplois décents, le renforcement du système de santé, l’amélioration de l’accès à l’éducation, la garantie d’une justice équitable et la stimulation d’une croissance économique inclusive. Il a exhorté les députés à placer ces objectifs au cœur de leurs décisions législatives, indépendamment de leurs affiliations politiques.
Implications pour la gouvernance sénégalaise
En appelant à la primauté de l’intérêt national, l’ICDS cherche à influencer la dynamique parlementaire à l’approche des prochains projets de loi majeurs. Si les députés répondent à cet appel, le Parlement pourrait renforcer son rôle de contre-pouvoir et contribuer à une gouvernance plus transparente et orientée vers le bien commun. À défaut, le risque d’une législation dictée par des intérêts partisans pourrait s’accentuer, au détriment des besoins urgents de la population.