Le président du parti All Progressives Congress (APC) dans l'État de Yobe, Muhammad Gadaka, a officiellement retiré ses déclarations controversées incitant les femmes à rompre leur mariage en cas de désaccord politique avec leur conjoint. Cette prise de parole, initialement tenue lors d'un rassemblement partisan à Nangere, avait suscité une vive polémique sur la place des libertés individuelles dans le cadre des mobilisations électorales.
Une déclaration aux conséquences sociales marquées
Lors d'un meeting politique, Muhammad Gadaka avait publiquement exhorté les femmes dont les maris s'opposeraient à leur soutien pour l'APC à demander le divorce, allant jusqu'à proposer de prendre en charge leur dot et de les épouser. Ces propos, largement diffusés sur les réseaux sociaux, ont été perçus comme une immixtion inacceptable dans la sphère privée et une instrumentalisation des relations conjugales à des fins électorales, provoquant une réprobation immédiate de l'opinion publique.
Le retrait d'une rhétorique jugée inappropriée
Face à l'ampleur des critiques, le responsable politique a publié une vidéo de clarification pour revenir sur ses paroles. Il a qualifié sa sortie initiale de « plaisanterie » s'inscrivant dans un contexte de relations traditionnelles entre communautés, tout en affirmant qu'elle ne reflétait ni ses convictions personnelles ni une volonté réelle d'encourager la dissolution des foyers. Il a exprimé ses regrets et a formellement retiré ses propos, cherchant ainsi à clore une séquence qui menaçait de ternir l'image de sa formation politique.
Enjeux de mobilisation à l'approche de 2027
Cet incident intervient dans un climat de pré-campagne intense au Nigeria, où les partis politiques multiplient les stratégies de mobilisation à l'approche des élections générales de 2027. La controverse souligne la sensibilité accrue des citoyens nigérians face aux discours des responsables politiques, particulièrement lorsque ces derniers tentent de lier les choix électoraux aux structures sociales fondamentales. Si les excuses de M. Gadaka marquent la fin de la polémique immédiate, elles illustrent également la vigilance nécessaire des acteurs politiques dans une période où chaque déclaration est scrutée par un électorat de plus en plus attentif aux enjeux de respect des libertés individuelles.