Le président de l'Association des étudiants diplômés du Ghana (GRASAG), Richard Class-Peters, participera à la seconde édition de la conférence AGORA (Africa Growth and Opportunity – Research in Action) qui se tiendra à Palerme, en Italie, les 26 et 27 octobre 2026. Cette invitation, portée par le centre de la Banque mondiale à Rome, place la question de l'employabilité des jeunes diplômés au cœur des débats sur la transformation économique du continent.
L'enjeu de l'adéquation entre formation et marché du travail
La conférence, intitulée « Bâtir des compétences pour le développement endogène de l'Afrique », vise à résoudre le décalage persistant entre les qualifications académiques et les besoins réels des entreprises. Alors que de nombreux secteurs, notamment l'énergie et l'agro-industrie, peinent à recruter des profils qualifiés, les diplômés font face à des difficultés d'insertion professionnelle. Les échanges porteront sur la manière dont la recherche peut orienter des politiques publiques capables de mieux aligner l'enseignement supérieur sur les exigences techniques, numériques et managériales du marché actuel.
Anticiper les mutations technologiques du travail
Au-delà des compétences traditionnelles, les participants exploreront les impacts de l'intelligence artificielle et des technologies émergentes sur le futur du travail. Avec une population en âge de travailler qui devrait croître de plus de 450 millions de personnes d'ici 2040, l'urgence est à la mise en place de stratégies concrètes. L'objectif est de transformer les investissements dans l'éducation en emplois productifs, en préparant la jeunesse africaine aux mutations rapides des environnements professionnels.
Une tribune pour la jeunesse ghanéenne
Pour le représentant de la GRASAG, cette participation constitue une opportunité de porter la voix des étudiants diplômés dans un forum international réunissant décideurs, chercheurs et leaders du secteur privé. Pour le Ghana, il s'agit d'un levier pour mettre en lumière les défis spécifiques de la transition entre l'université et l'emploi. Ces échanges pourraient favoriser le partage de bonnes pratiques en matière d'entrepreneuriat et de développement de la main-d'œuvre, en s'appuyant sur les modèles adoptés par d'autres nations africaines présentes au Palazzo dei Normanni.