Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a officiellement autorisé la Special Investigation Unit (SIU) à mener des investigations approfondies sur plusieurs projets historiques gérés par la municipalité de Buffalo City et son agence de développement. Cette intervention vise à faire la lumière sur des soupçons de corruption et de pratiques illégales au sein de l'administration locale, marquant une étape supplémentaire dans la lutte contre la mauvaise gouvernance.
Ciblage de projets d'infrastructure spécifiques
L'enquête de la SIU se concentrera sur des contrats et des services précis qui ont soulevé des interrogations quant à leur exécution et leur passation. Parmi les dossiers visés figurent le projet de la piscine de Mdantsane NU2, le contrat octroyé à l'entreprise First New Generation Trading pour des travaux de démolition, ainsi que la nomination de services d'ingénierie-conseil pour le projet « Water World ». Au-delà de ces chantiers, l'unité d'enquête examinera également tout cas avéré de mauvaise administration ou de conduite illicite imputable aux employés municipaux.
Une double approche pour la reddition de comptes
La municipalité de Buffalo City a réagi par la voix de son porte-parole, Luzuko Buku, en affirmant sa volonté de coopérer pleinement avec les autorités nationales. L'institution a précisé qu'elle ne suspendrait pas ses propres procédures disciplinaires et enquêtes internes en cours. Selon la municipalité, ces investigations parallèles sont complémentaires et s'inscrivent dans une démarche de « responsabilité proactive » visant à assainir la gestion publique locale.
Réactions politiques et attentes de transparence
La décision présidentielle a reçu un accueil favorable de la part de l'opposition, notamment du United Democratic Movement (UDM). Nqabayomzi Nkwankwa, candidat à la mairie pour l'UDM, a souligné l'importance cruciale de cette intervention. Il a exhorté la SIU ainsi que les instances judiciaires à mener leurs travaux en toute indépendance, sans subir aucune forme d'ingérence politique, afin de garantir l'intégrité du processus et de restaurer la confiance des citoyens dans la gestion des fonds publics.