Le président burundais Ndayishimiye veut que le ministère des mines finance au moins 50 % du budget 2026‑2027

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 22 lectures
Le président burundais Ndayishimiye veut que le ministère des mines finance au moins 50 % du budget 2026‑2027

Le président burundais Evariste Ndayishimiye a réaffirmé que le ministère des mines et du commerce doit couvrir au moins la moitié du budget national pour 2026‑2027, tout en dénonçant les pratiques de détournement de ressources qu’il juge inacceptables.

Le président Ndayishimiye dénonce le pillage des richesses minières

Lors d’une allocution publique, le chef de l’État a critiqué « les responsables qui s’arrogent le droit de piller les richesses de l’État qu’ils sont censés protéger ». Il a rappelé que le secteur minier représente une source de revenus cruciale pour le Burundi et que son exploitation doit être placée sous le contrôle strict de l’État afin d’éviter toute forme d’enrichissement illicite.

Le ministère des mines comme pilier du financement budgétaire

Selon les déclarations du président, le ministère en charge des mines et du commerce doit contribuer à hauteur d’au moins 50 % du budget général de l’État. Cette exigence vise à transformer les recettes minières en levier de financement public, réduisant ainsi la dépendance du pays aux aides extérieures et aux recettes fiscales limitées. Le gouvernement attend du ministère qu’il optimise la collecte des redevances, des taxes d’exploitation et des royalties pour atteindre cet objectif ambitieux.

Jean Ndenzako insiste sur la gouvernance économique

L’économiste burundais Jean Ndenzako a qualifié cet objectif de « pertinent politiquement » et de « bonne orientation », mais il a souligné que la réussite dépendra d’une « bonne gouvernance économique ». Il a détaillé trois exigences essentielles : une production accrue et maîtrisée, une traçabilité rigoureuse des minerais depuis l’extraction jusqu’à l’exportation, et le respect des normes de conformité internationales. Sans ces garanties, les recettes attendues pourraient ne jamais se matérialiser.

Enjeux pour l’économie burundaise et perspectives

Si le ministère parvient à atteindre la cible de 50 % du budget, le Burundi pourrait disposer d’une marge de manœuvre financière plus importante pour financer les secteurs sociaux, les infrastructures et les programmes de développement. Toutefois, la mise en œuvre de mécanismes de suivi, de contrôle et de transparence exigera des réformes institutionnelles et un renforcement des capacités techniques. Le gouvernement devra également gérer les attentes des investisseurs étrangers, qui surveillent de près les évolutions du cadre réglementaire et la stabilité du climat des affaires.

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