Le président burundais Évariste Ndayishimiye dénonce une menace persistante d'agression rwandaise

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 30 lectures
Le président burundais Évariste Ndayishimiye dénonce une menace persistante d'agression rwandaise

Le président burundais Évariste Ndayishimiye a exprimé, en marge de la 81e Assemblée générale des Nations unies à New York, ses vives inquiétudes concernant la sécurité de son pays. Il maintient que la menace d'une attaque rwandaise demeure réelle, tout en dénonçant une impasse diplomatique dans la résolution des tensions régionales en République démocratique du Congo.

Des accusations directes contre Kigali

Le chef de l'État burundais affirme que l'état-major responsable de menaces terroristes contre le Burundi est piloté, armé et entretenu par les autorités rwandaises. Selon lui, les justifications avancées par Kigali pour justifier sa présence militaire dans l'est de la République démocratique du Congo, notamment la lutte contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), ne sont qu'un prétexte. Il souligne un décalage flagrant entre les discours officiels des autorités rwandaises et leurs actions sur le terrain.

L'impasse des accords régionaux

Plus de six mois après la signature d'accords à Washington visant à apaiser les tensions entre le Rwanda et la RD Congo, le président Ndayishimiye constate l'absence de progrès concrets. Il déplore l'absence de signes manifestes de désengagement des forces rwandaises dans la zone. Malgré ces tensions, le dirigeant burundais privilégie la voie du dialogue diplomatique plutôt que celle des sanctions économiques, arguant que ces dernières pénaliseraient davantage les populations civiles que les dirigeants visés.

Désaccords sur les engagements politiques

La méfiance entre les deux pays est exacerbée par des promesses non tenues. Évariste Ndayishimiye accuse Paul Kagame de malhonnêteté, affirmant que le président rwandais s'était engagé, lors d'un entretien privé, à transférer au Burundi des individus soupçonnés d'avoir orchestré la tentative de coup d'État de 2015. Ce démenti de Kigali renforce, selon le président burundais, le sentiment d'une absence de volonté réelle de normalisation des relations bilatérales.

Positionnement sur les accords migratoires

Interrogé sur les récents accords migratoires conclus avec l'administration américaine, le président burundais a défendu la souveraineté de son pays en tant que terre d'accueil. Il a précisé que le gouvernement burundais a posé comme condition stricte aux États-Unis de ne pas transférer de criminels sur son sol. Il a par ailleurs réfuté les allégations faisant état de compensations financières massives, rappelant que la gestion logistique de ces flux migratoires incombe à l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

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