Le président nigérian Bola Tinubu a officialisé le renouvellement des mandats des directeurs généraux de la National Television Authority (NTA) et de la News Agency of Nigeria (NAN). Cette décision, qui prendra effet en octobre 2026, confirme la confiance de l'exécutif envers ces deux figures centrales du paysage médiatique public.
Une continuité stratégique pour les médias publics
Abdulhamid Salihu Dembos, à la tête de la NTA, et Ali Mohammed Ali, directeur général de la NAN, ont vu leur bail prolongé pour une durée de trois ans. Initialement nommés le 20 octobre 2023, les deux responsables entameront leur second mandat à compter du 20 octobre 2026. Par cette mesure, le chef de l'État nigérian mise sur la stabilité des directions pour poursuivre la mise en œuvre de son programme politique, baptisé « Renewed Hope Agenda », au sein des institutions de diffusion nationale.
Parcours et expertise des dirigeants reconduits
La reconduction d'Abdulhamid Salihu Dembos s'appuie sur une longue carrière au sein de la NTA, débutée en 1989. Ancien président du syndicat RATTAWU, il a gravi les échelons en occupant des postes de direction régionale à Lokoja et Kano avant de prendre la tête de l'institution. De son côté, Ali Mohammed Ali apporte une expérience de plus de trois décennies dans le journalisme et le management des médias. Diplômé en anglais et en relations internationales, il s'est particulièrement illustré par ses travaux sur l'évolution des contenus numériques et la diversification des flux d'information.
Les attentes de l'exécutif en matière de gouvernance
Au-delà de la simple reconduction administrative, le président Tinubu a assorti cette décision d'une injonction claire : les deux dirigeants doivent justifier cette confiance renouvelée par une implication accrue dans l'exécution des mandats de leurs organisations respectives. L'enjeu pour ces institutions est de taille, alors que le gouvernement nigérian cherche à renforcer la portée de sa communication publique dans un écosystème médiatique en pleine mutation technologique. La capacité de la NTA et de la NAN à répondre aux besoins d'une population diversifiée, tout en restant alignées sur les priorités gouvernementales, demeure le critère majeur de cette évaluation présidentielle.