Au cours du Conseil des ministres du mercredi 28 octobre, le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a demandé au Premier ministre de prendre toutes les mesures juridiques nécessaires pour garantir la mise en œuvre des programmes publics prévus dans les lois de finances. Cette instruction vise à sécuriser les conditions d’exécution des projets inscrits dans le budget initial et son texte rectificatif, déposés à l’Assemblée nationale.
Instruction présidentielle du 28 octobre
Le chef de l’État a rappelé que la bonne exécution des politiques publiques dépend d’un cadre juridique solide et d’une coordination efficace entre les ministères. En demandant au Premier ministre d’adopter les dispositions appropriées, il a souligné la nécessité d’une réponse rapide et structurée aux exigences budgétaires, afin d’éviter tout retard dans le déploiement des projets.
Rôle de la loi de finances initiale et de la loi de finances rectificative
La loi de finances initiale (LFI) constitue le texte de référence qui fixe les recettes et les dépenses de l’État pour l’exercice en cours. La loi de finances rectificative (LFR), quant à elle, intervient pour ajuster ces prévisions en fonction des évolutions économiques ou des besoins émergents. Les deux textes, déjà déposés à l’Assemblée nationale, recèlent l’ensemble des programmes et projets publics que le gouvernement s’est engagé à réaliser.
Enjeux pour la mise en œuvre des projets publics
En garantissant les conditions nécessaires à l’exécution des projets, l’instruction présidentielle cherche à renforcer la capacité de l’État à livrer les services attendus par les citoyens. Une mise en œuvre systématique pourrait améliorer la transparence budgétaire, réduire les écarts entre les prévisions et les réalisations, et favoriser une meilleure allocation des ressources. Cette dynamique constitue une opportunité pour les acteurs publics de consolider la confiance dans la gestion des finances publiques.
Défis et perspectives de suivi
La réussite de cette démarche dépendra de la rapidité avec laquelle les mesures juridiques seront adoptées et appliquées. Le suivi de l’avancement des projets devra être assuré par des mécanismes de contrôle interne et par le Parlement, qui a déjà validé les textes budgétaires. À moyen terme, il s’agira de vérifier que les ajustements législatifs se traduisent effectivement en résultats concrets sur le terrain.