Le Premier ministre suédois Ulf Kristersson joue sa réélection sur une alliance assumée avec l'extrême droite

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 24 lectures
Le Premier ministre suédois Ulf Kristersson joue sa réélection sur une alliance assumée avec l'extrême droite

À quelques jours des élections législatives suédoises, le Premier ministre sortant Ulf Kristersson a ouvertement promis des portefeuilles ministériels à l'extrême droite en cas de victoire de sa coalition. Cette stratégie, qui vise à consolider son bloc face à l'opposition de centre-gauche, place la question de l'influence des Démocrates de Suède au cœur des enjeux nationaux.

Une coalition sous le signe de l'extrême droite

Ulf Kristersson, chef du Parti des Modérés, assume pleinement la collaboration avec les Démocrates de Suède, formation devenue la deuxième force politique du pays en 2022 avec environ 20 % des suffrages. Le Premier ministre sortant minimise les inquiétudes liées à cette alliance, affirmant qu'il n'y a « rien de dramatique » à intégrer ses partenaires parlementaires au sein du gouvernement. Si les résultats du scrutin de dimanche confirment la dynamique actuelle de sa coalition, cette décision marquerait un tournant majeur dans la gouvernance suédoise, les Démocrates de Suède exigeant désormais une participation directe à l'exécutif.

Des divergences sur la sécurité et la Russie

La campagne électorale a été marquée par des échanges vifs sur la sécurité nationale, exacerbés par la proximité géographique avec la Russie. L'opposition, menée par Magdalena Andersson, a vivement critiqué l'alliance de droite en s'appuyant sur des révélations récentes de la fondation Expo. Ces dernières pointent la diffusion de propagande prorusse par une employée parlementaire des Démocrates de Suède. Magdalena Andersson a mis en garde les électeurs contre le risque de confier des responsabilités régaliennes, notamment au ministère de la Défense, à une formation dont certains membres sont soupçonnés de sympathies pour le Kremlin.

La bataille pour le bilan économique et social

Au-delà des questions sécuritaires, le débat public oppose deux visions de la société suédoise. D'un côté, Magdalena Andersson mise sur la défense de l'État-providence et la lutte contre l'érosion du pouvoir d'achat, soulignant que le coût de la vie est devenu une préoccupation majeure pour les citoyens. De l'autre, Ulf Kristersson défend le dynamisme économique du pays, mettant en avant le succès des entreprises technologiques suédoises sur la scène internationale. Alors que les sondages ont montré un resserrement de l'écart entre les deux blocs, le scrutin du 13 septembre déterminera si la stratégie de normalisation de l'extrême droite portée par le Premier ministre sortant sera validée par les urnes.

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