Le Premier ministre sénégalais alerte sur une dette publique atteignant 132 % du PIB

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 29 lectures
Le Premier ministre sénégalais alerte sur une dette publique atteignant 132 % du PIB

Lors de sa Déclaration de politique générale, le Premier ministre sénégalais Ahmadou Al Aminou Lo a exposé une situation financière nationale alarmante. S'appuyant sur les récents audits de la Cour des comptes, le chef du gouvernement a souligné l'urgence d'une transparence budgétaire pour éviter un effondrement économique durable.

Un endettement massif et une transparence exigée

Le gouvernement place la vérité des chiffres au cœur de sa stratégie. Ahmadou Al Aminou Lo a révélé l'existence de données budgétaires occultées par le passé, insistant sur la nécessité de rompre avec une gestion opaque. Le constat est chiffré : la dette du secteur public atteint désormais 132 % du PIB, pour un encours global de 23 500 milliards de francs CFA. Cette situation, qualifiée par le Premier ministre de « 5e sous-sol », marque l'entrée du pays dans une phase d'ajustement structurel nécessaire pour redresser la barre.

Le défi de la croissance face à la démographie

La fragilité des finances publiques pèse directement sur le quotidien des Sénégalais. Le Premier ministre a mis en exergue un décalage préoccupant entre la croissance économique hors hydrocarbures, limitée à 2,2 % en 2025, et un taux de natalité de 3 %. Ce différentiel mathématique entraîne une érosion du revenu par habitant, une tendance que le gouvernement prévoit de voir se poursuivre en 2026. Cette dynamique souligne l'enjeu majeur de la création de richesse face à une pression démographique constante.

Des conditions d'accès aux marchés financiers dégradées

La confiance des investisseurs extérieurs semble fortement entamée, impactant la capacité du Sénégal à se financer. Le chef du gouvernement a illustré cette méfiance par une chute drastique de la valeur des titres sénégalais sur les marchés, dont la valeur a été divisée par deux. Cette perte de crédibilité financière se traduit par un coût prohibitif pour tout nouvel emprunt : le marché secondaire exige désormais des taux d'intérêt atteignant 60 % pour des engagements à court terme. Cette situation limite drastiquement les marges de manœuvre budgétaires de l'État pour les années à venir.

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