Le Premier ministre du Sénégal, Ahmadou Al Amine Mohamed Lô, prononcera sa première Déclaration de politique générale (DPG) le 1er septembre 2026 devant l'Assemblée nationale, marquant son premier grand exercice institutionnel depuis sa nomination le 25 mai.
Une première institutionnelle pour le nouveau chef du gouvernement
Cette intervention constitue le premier moment où le chef de l'exécutif expose directement aux députés les grandes orientations de son mandat. La DPG, prévue à l'ouverture de la session parlementaire, permettra de cadrer les priorités politiques et économiques du gouvernement pour les mois à venir, tout en offrant aux législateurs un cadre de référence pour le contrôle et le débat.
Le parcours technocratique d'Ahmadou Al Amine Lô
Avant d'accéder à la Primature, Al Amine Lô a occupé le poste de Secrétaire général du Gouvernement et a été ministre d'État chargé du suivi de l'Agenda « Sénégal 2050 ». Formé économiste, il a également exercé comme haut cadre à la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO). Ce profil à la fois technique et administratif a été mis en avant lors de sa nomination, soulignant la volonté du président de s'entourer d'une équipe à dominante technocratique.
Enjeux attendus de la Déclaration de politique générale
Bien que le texte détaillé de la DPG ne soit pas encore disponible, les observateurs s'attendent à ce que le Premier ministre aborde les grands défis du pays : relance de la croissance, maîtrise de la dette publique, diversification économique et mise en œuvre de l'Agenda « Sénégal 2050 ». La présence d'un économiste à la tête du gouvernement suscite l'espoir d'une approche analytique des politiques publiques, notamment en matière de finances publiques et de coopération régionale.
Réactions attendues des députés et de la société civile
Les députés, issus de divers partis, auront l'occasion d'interroger le Premier ministre sur les priorités annoncées, ce qui pourrait donner lieu à des débats structurés autour des réformes envisagées. De leur côté, les organisations de la société civile et les acteurs économiques suivront de près les engagements pris, afin d'évaluer la cohérence entre les promesses politiques et les besoins concrets du terrain.