Le Premier ministre récemment nommé, Ahmadou Al Aminou Lô, doit ce mardi 8 septembre 2026 présenter devant l’Assemblée nationale la déclaration de politique générale du gouvernement, un texte qui s’inscrit dans un contexte de tension sociale et de négociations financières majeures.
Déclaration de politique générale du nouveau Premier ministre
Nommé le 25 mai dernier, Ahmadou Al Aminou Lô prend la parole pour la première fois à l’Assemblée nationale afin d’exposer la feuille de route de l’exécutif. Cette présentation, qui durera plus d’une heure, constitue une formalité institutionnelle mais revêt une importance politique forte, notamment parce qu’elle intervient alors que les relations entre le président Bassirou Diomaye Faye et le président du Parlement, Ousmane Sonko, restent tendues.
Gestion de la dette et accord de principe avec le FMI
Le texte doit détailler le plan de traitement de la dette sénégalaise, dont le ratio d’endettement atteint 132 % du PIB, un niveau que le gouvernement juge intenable. Un accord de principe a déjà été obtenu avec le Fonds monétaire international pour un financement de plus de 2 milliards de dollars. Le Premier ministre devra préciser les secteurs ciblés par cet argent et les mesures d’économies budgétaires qui seront mises en œuvre pour rétablir la soutenabilité financière.
Réponse aux tensions sociales et à la hausse du coût de la vie
Le contexte social est marqué par une première manifestation à Dakar, organisée samedi contre la « vie chère ». Face à ce mécontentement, le gouvernement prévoit d’inclure dans son programme des actions concrètes pour atténuer la pression sur les ménages, même si les détails restent à préciser. L’enjeu est de concilier les exigences de rigueur budgétaire avec la protection des dépenses sociales.
Enjeux politiques au sein de l’Assemblée nationale
Après la lecture du discours, les députés débattront du texte et le Premier ministre pourra solliciter un vote de confiance. La majorité parlementaire, dominée par le parti Pastef d’Ousmane Sonko, a déjà exprimé des critiques sévères à l’égard des choix de l’exécutif. Un refus de confiance pourrait fragiliser la position du gouvernement et compliquer la mise en œuvre des réformes annoncées.