Lors de la déclaration de politique générale, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo a clairement indiqué que le Sénégal ne prévoit pas d’ajustement structurel, mais se concentre sur le traitement de son endettement afin de sécuriser le cadre macroéconomique du pays.
Le gouvernement exclut l’ajustement structurel
Dans son allocution, M. Lo a souligné que les rumeurs d’un programme d’ajustement imposé par les institutions financières internationales ne correspondent pas à la ligne directrice du pays. Il a rappelé que le terme « ajustement structurel » implique des réformes profondes souvent perçues comme contraignantes, alors que le gouvernement privilégie une approche ciblée sur la dette.
Traiter la dette comme priorité macroéconomique
Le Premier ministre a expliqué que le niveau actuel de la dette publique sénégalaise impose de « assainir le cadre macroéconomique en traitant la dette ». Selon lui, un défaut de traitement pourrait entraîner des situations « inextricables », menaçant la stabilité financière et la capacité du pays à financer ses projets de développement. Le discours s’inscrit dans une stratégie visant à rééchelonner les échéances, à négocier de meilleures conditions avec les créanciers et à renforcer la discipline budgétaire.
Perception du public et des médias
La clarification du Premier ministre intervient alors que la presse et les réseaux sociaux alimentaient une perception d’un possible ajustement structurel, suscitant inquiétude parmi les acteurs économiques et la société civile. M. Lo a dénoncé cette incompréhension, rappelant que le traitement de la dette n’est pas synonyme de mesures d’austérité généralisées. Cette distinction vise à rassurer les investisseurs et à éviter une perte de confiance qui pourrait aggraver le coût de l’emprunt.
Implications pour la stabilité économique du Sénégal
En se concentrant sur la dette, le gouvernement cherche à préserver la crédibilité du pays auprès des bailleurs de fonds et des marchés financiers. Une gestion proactive de la dette peut limiter les pressions inflationnistes, soutenir la croissance et garantir la continuité des dépenses publiques essentielles, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des infrastructures. Le défi reste de concilier la réduction du fardeau de la dette avec les besoins de financement du développement à moyen terme.