Dans un contexte de préparation complexe du projet de loi de finances pour 2027, le Premier ministre Sébastien Lecornu explore une réduction des rémunérations des membres de son gouvernement. Cette mesure, présentée comme un signal d'exemplarité, vise à marquer la volonté de l'exécutif de partager l'effort budgétaire national.
Une démarche d'exemplarité budgétaire
L'entourage de Sébastien Lecornu a confirmé que l'hypothèse d'une baisse des indemnités ministérielles est activement à l'étude. Le Premier ministre a d'ores et déjà entamé des consultations auprès de certains membres de son équipe pour sonder leur adhésion à cette initiative. Si la mesure est assumée comme un geste symbolique, elle s'inscrit dans une stratégie de communication politique visant à démontrer que l'effort demandé aux citoyens et aux institutions est partagé au sommet de l'État.
Réactions au sein de l'exécutif
La perspective d'une baisse de salaire, alors qu'un ministre de plein exercice perçoit actuellement 10 700 euros bruts par mois, suscite une adhésion de principe au sein du gouvernement. Plusieurs ministres, dont Aurore Bergé et Édouard Geffray, ont publiquement affirmé leur disposition à se conformer à un tel arbitrage s'il était acté. De son côté, l'ancien Premier ministre Gabriel Attal a souligné l'importance de ces messages symboliques, tout en rappelant que cette décision, bien que significative sur le plan politique, ne suffirait pas à elle seule à résorber le déficit public.
Le périmètre de la mesure
Il est important de noter que cette réflexion est strictement limitée aux membres du gouvernement. L'entourage de Matignon a précisé que l'exécutif n'a pas la main sur les indemnités des parlementaires, dont la gestion relève d'une autre compétence. Cette initiative rappelle la pratique instaurée sous le quinquennat de François Hollande, qui avait imposé une réduction de 30 % des salaires du Président, du Premier ministre et des membres du gouvernement. Sébastien Lecornu, qui avait déjà réduit les avantages des anciens chefs de gouvernement à son arrivée à Matignon, cherche ainsi à maintenir une ligne de conduite cohérente avec ses précédentes décisions en matière de gestion des deniers publics.