Le Premier ministre Al Aminou Lo récuse toute politique d'ajustement structurel au Sénégal

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 27 lectures
Le Premier ministre Al Aminou Lo récuse toute politique d'ajustement structurel au Sénégal

Le Premier ministre sénégalais, Al Aminou Lo, a formellement démenti les accusations de mise en œuvre d'un plan d'ajustement structurel. Cette clarification, adressée au député Amadou Ba lors d'un échange parlementaire, vise à lever toute ambiguïté sur la trajectoire économique actuelle du pays et la nature des mesures budgétaires adoptées par l'exécutif.

La distinction entre ajustement budgétaire et structurel

Au cœur de la controverse se trouve la terminologie employée pour qualifier la gestion des finances publiques. Al Aminou Lo a tenu à marquer une rupture sémantique et politique avec le concept d'ajustement structurel, souvent associé dans l'histoire économique africaine à des politiques d'austérité drastiques imposées par des institutions internationales. Le chef du gouvernement soutient que les mesures prises par son administration relèvent exclusivement d'ajustements budgétaires ponctuels, rendus nécessaires par l'accumulation de dettes impayées, et non d'une réforme structurelle profonde de l'économie nationale.

La gestion de la dette comme outil préventif

Interrogé sur les modalités de traitement de la dette, le Premier ministre a présenté cette démarche comme une stratégie de gestion préventive. Selon lui, le traitement de la dette ne doit pas être confondu avec une politique d'austérité imposée. Il s'agit, d'après ses explications, d'un levier technique destiné à stabiliser les comptes publics et à prévenir des situations de crise extrême. Cette approche se veut une réponse directe aux inquiétudes sur la soutenabilité des finances publiques, tout en cherchant à rassurer sur la souveraineté des décisions économiques prises par le gouvernement.

Un enjeu de transparence politique

L'échange souligne la tension persistante entre l'exécutif et l'opposition parlementaire concernant la transparence de la gestion budgétaire. En réfutant l'amalgame fait par le député Amadou Ba, le Premier ministre cherche à reprendre le contrôle du récit politique sur la santé financière du pays. Pour les observateurs et les acteurs économiques, cette clarification est un point à suivre, car elle définit les limites de l'intervention gouvernementale dans la régulation des dépenses publiques pour les mois à venir.

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