Le Premier ministre sénégalais, Al Aminou Lô, a profité de la reprise du Conseil des ministres pour imprimer un rythme soutenu à l'action gouvernementale. Entre impératifs financiers internationaux et urgences sociales, le chef du gouvernement a tracé une feuille de route précise pour le dernier trimestre 2026.
Priorité à l'accord technique avec le FMI
Au cœur des préoccupations du gouvernement figure la finalisation du programme économique et financier conclu avec le Fonds monétaire international. Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de respecter les diligences post-accord, condition sine qua non pour stabiliser les perspectives macroéconomiques du pays. Cette séquence est étroitement liée à la préparation de la Loi de finances rectificative 2026, qui devra intégrer les engagements pris avec l'institution de Bretton Woods ainsi que la gestion des arriérés intérieurs.
Assainissement des finances et soutien aux entreprises
Sur le plan budgétaire, Al Aminou Lô a ordonné une accélération des procédures. Le ministre de l'Économie, des Finances et du Plan est chargé de soumettre, sous huitaine, les résultats de l'audit sur les arriérés intérieurs à la validation présidentielle. L'objectif est d'amorcer le règlement de ces créances avant la fin de l'année, avec une attention particulière portée aux Très Petites Entreprises (TPE) ainsi qu'aux Petites et Moyennes Entreprises et Industries (PME/PMI). Parallèlement, le calendrier pour la Loi de finances initiale 2027 est verrouillé : le texte devra être examiné en Conseil des ministres au plus tard le 30 septembre 2026.
Engagement social et relance du secteur de la construction
Le volet social occupe une place centrale dans cette rentrée gouvernementale. Le Premier ministre a fixé une échéance impérative pour le paiement des bourses nationales de sécurité familiale, attendu au plus tard en septembre 2026. Cette mesure s'accompagne d'une directive visant à optimiser le ciblage des subventions publiques pour une meilleure efficacité des aides aux ménages. Enfin, le secteur de la construction fait l'objet d'une attention particulière : une coordination interministérielle est enclenchée pour mettre en œuvre les recommandations issues des audits fonciers, notamment concernant la restructuration de lotissements dans les régions de Dakar et de Thiès.