Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô a réuni, le 17 septembre 2026, les principales organisations du secteur privé sénégalais au Building administratif Président Mamadou Dia. Cette rencontre s’inscrit dans le sillage d’une déclaration de politique générale et intervient alors que le pays prépare un accord technique avec le FMI et le lancement d’un plan de traitement de la dette.
Objectifs de la réunion du 17 septembre
Le Premier ministre a ouvert la séance à 10 h pour écouter les attentes du patronat et présenter les priorités gouvernementales en matière d’investissement. L’objectif affiché était de créer un cadre plus transparent pour l’accès aux grands projets d’État, tout en alignant les exigences du secteur privé avec les réformes macroéconomiques en cours.
Contexte macroéconomique : accord FMI et plan de désendettement
Le Sénégal poursuit un accord technique avec le Fonds monétaire international, conditionné à la mise en œuvre d’un plan de traitement de la dette (PTDS). Ce dispositif vise à restructurer la dette publique, à libérer des marges de manœuvre budgétaire et à restaurer la confiance des investisseurs. Le gouvernement a souligné que la réussite du PTDS dépendra en partie de la capacité du secteur privé à participer aux projets d’infrastructure et à soutenir la relance économique.
Demandes du patronat et état des PPP depuis 2021
Lors d’une rencontre la veille à la Chambre de commerce de Dakar, les organisations patronales ont réclamé une révision des règles d’accès aux marchés publics, jugées trop restrictives. Depuis l’entrée en vigueur de la loi sur les partenariats public‑privé en 2021, seulement trois contrats PPP ont été signés, un chiffre jugé insuffisant par les entreprises qui attendent davantage d’opportunités de co‑financement. Cette faiblesse alimente les inquiétudes quant à la compétitivité du pays et à la capacité du gouvernement à mobiliser des capitaux privés pour les projets d’envergure.
Enjeux pour la compétitivité et les investissements futurs
Le dialogue entre le Premier ministre et le secteur privé pourrait déboucher sur des ajustements réglementaires, notamment la simplification des procédures d’appel d’offres et la mise en place de garanties plus attractives pour les investisseurs. Une amélioration du cadre PPP serait susceptible de dynamiser les flux d’investissement, de soutenir la création d’emplois et de renforcer la capacité du Sénégal à honorer son plan de désendettement tout en stimulant la croissance économique.