Le Premier ministre accélère le dépôt de la LFR 2026 pour répondre aux exigences du FMI

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 52 lectures
Le Premier ministre accélère le dépôt de la LFR 2026 pour répondre aux exigences du FMI

Le gouvernement sénégalais accélère le dépôt de la Loi de finances rectificative (LFR) 2026 à l’Assemblée nationale, un texte clé pour honorer les engagements pris avec le Fonds monétaire international (FMI). Cette urgence, actée lors du Conseil des ministres du 2 septembre 2026, intervient alors que le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo a fixé comme priorité le respect des « accords techniques » conclus avec l’institution financière. Une séance de Déclaration de politique générale (DPG) est prévue dès le 8 septembre pour exposer les orientations budgétaires révisées.

Un calendrier serré pour répondre aux exigences du FMI

Le dépôt de la LFR 2026 doit intervenir « dans les plus brefs délais », selon les instructions du Premier ministre transmises au ministre de l’Économie, des Finances et du Plan. Ce texte, qui vise à ajuster le budget initial, devra intégrer les corrections imposées par les services du FMI, dont les conditions de financement dépendent de la rigueur des réformes structurelles. La Conférence des Présidents de l’Assemblée nationale a déjà validé une séance plénière le 8 septembre à 10 heures pour la DPG, conformément aux articles 22 et 77 du Règlement intérieur.

La DPG du 8 septembre : un exercice sous haute surveillance

La Déclaration de politique générale, prévue pour le 8 septembre 2026, constituera un moment décisif pour le gouvernement. Elle permettra d’exposer les priorités budgétaires révisées et de rassurer les partenaires internationaux sur la capacité du pays à respecter ses engagements. Cette séance, initialement fixée par la Conférence des Présidents, reste soumise à une possible modification par le Président de la République dans un délai de huit jours. Son succès conditionnera la crédibilité du gouvernement dans les négociations en cours avec le FMI.

Enjeux économiques et pression sur les finances publiques

L’urgence autour de la LFR 2026 reflète les défis macroéconomiques auxquels le Sénégal fait face, notamment en matière de déficit budgétaire et de dette publique. Le texte devra concilier les impératifs de rigueur imposés par le FMI avec les besoins sociaux et économiques du pays. Une adoption rapide du projet de loi permettrait d’éviter des retards dans le déblocage des fonds promis par l’institution, tout en envoyant un signal fort aux investisseurs et aux marchés.

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