Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) reste indécis quant à son rôle dans la prochaine législature (2026‑2031) et explore la possibilité d’unir ses 19 députés à ceux de l’Alliance de gauche pour former un front parlementaire de gauche, tout en n’excluant pas une participation à la majorité gouvernementale.
Un positionnement encore à définir pour la législature 2026‑2031
Après les élections législatives qui ont attribué 19 sièges au PPS, le parti n’a pas encore annoncé s’il rejoindra le gouvernement ou s’il s’installera dans l’opposition. Mohamed Nabil Benabdallah, secrétaire général du PPS, a rappelé que la décision sera prise collectivement, d’abord par le bureau politique puis par la commission centrale du parti. La prochaine réunion du bureau politique, prévue pour lundi, sera donc décisive pour fixer la trajectoire du PPS pendant les cinq prochaines années.
Vers un groupe parlementaire commun avec l’Alliance de gauche ?
Benabdallah a évoqué, sans engagement définitif, la création d’un groupe parlementaire commun avec l’Alliance de gauche, qui a remporté 8 sièges. L’objectif affiché serait de constituer un « front parlementaire de gauche » afin de renforcer la présence et l’influence de la gauche au sein de la Chambre des représentants. À ce stade, aucun contact direct n’a encore eu lieu entre les deux formations, et l’idée reste une éventualité étudiée par le PPS.
Un processus décisionnel collégial, pas de prise de position individuelle
Le chef de file du PPS a souligné que la décision finale ne dépendra pas de son opinion personnelle mais d’un consensus au sein du parti. Il a indiqué que le bureau politique, suivi de la commission centrale, devra débattre et voter la position définitive. Cette approche collégiale vise à éviter les divisions internes et à garantir que la stratégie adoptée reflète la volonté collective des membres du parti.
Enjeux pour la gauche marocaine et la dynamique parlementaire
Si le PPS et l’Alliance de gauche parviennent à former un groupe commun, cela pourrait modifier l’équilibre des forces à l’Assemblée, offrant à la gauche une plateforme plus cohérente pour défendre ses priorités. Le PPS rappelle toutefois que son opposition ferme à certaines pratiques gouvernementales depuis cinq ans reste un critère majeur dans le calcul de toute éventuelle participation à la majorité. Le parti a également critiqué le manque de débat programmatique lors de la campagne électorale, soulignant que les discussions se sont limitées à quelques thèmes, au détriment d’une information complète pour les 38 millions de citoyens marocains.