Le PPA-CI déploie son Pacte social en Côte d'Ivoire dans un climat de tensions judiciaires

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 20 lectures
Le PPA-CI déploie son Pacte social en Côte d'Ivoire dans un climat de tensions judiciaires

Le Parti des peuples africains-Côte d'Ivoire (PPA-CI) a officiellement lancé, le 10 octobre, le déploiement national de son « Pacte social ». Cette initiative, portée par l'ancien président Laurent Gbagbo, vise à structurer l'opposition autour de préoccupations citoyennes tout en tentant de maintenir une dynamique militante malgré un contexte judiciaire pesant sur ses cadres dirigeants.

Une stratégie de terrain pour le Pacte social

Le projet, coordonné par le premier vice-président exécutif Jean-Gervais Tcheïdé, repose sur sept piliers thématiques, incluant notamment le coût de la vie, l'emploi des jeunes et la réconciliation nationale. Pour concrétiser cette démarche, le parti a désigné des ambassadeurs chargés de sillonner le pays jusqu'en décembre 2027. L'objectif affiché est de recueillir les attentes des populations afin de rédiger un livre blanc qui sera soumis lors d'assises dédiées. Si le parti présente ce pacte comme une réponse inclusive aux fractures sociales, les analystes soulignent également une volonté de remobiliser l'électorat après l'absence du PPA-CI aux scrutins de 2025.

La pression judiciaire sur les cadres du parti

La cérémonie de lancement a été marquée par un soutien appuyé aux figures de proue du PPA-CI actuellement sous le coup de procédures judiciaires. Des personnalités comme Damana Pickass et Justin Katinan Koné sont visées par des poursuites pour des faits qualifiés d'« actes terroristes ». Sébastien Dano Djédjé, également convoqué par la cellule antiterroriste, a réaffirmé la détermination de la formation politique à poursuivre ses activités. Cette situation crée une tension palpable au sein de la base militante, qui dénonce des arrestations à caractère politique.

Divergences de lecture sur les poursuites

Face aux accusations de répression politique formulées par le PPA-CI, le gouvernement ivoirien maintient une position ferme. Un membre de l'exécutif a qualifié les cadres visés de « prisonniers de droit commun », justifiant les procédures par des infractions liées à la diffusion de fausses informations et aux troubles à l'ordre public. Cette divergence de lecture illustre le fossé persistant entre le pouvoir et l'opposition, alors que l'impact institutionnel réel de ce Pacte social reste incertain, le parti ne disposant pas de relais parlementaires pour traduire ses propositions en politiques publiques.

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