Le porte‑parole de l’ancien ministre de l’Éducation, Yaw Opoku Mensah, a vivement contesté les propos du ministre actuel Haruna Iddrisu qui affirmait avoir hérité du système de sélection et de placement scolaire (CSSPS). Mensah rappelle que l’application utilisée aujourd’hui, COLDSIS, a été introduite en 2025 sous l’administration Mahama, et réclame transparence et responsabilité au gouvernement.
Origine et évolution du CSSPS au Ghana
Le Computerised School Selection and Placement System (CSSPS) a été déployé il y a plus d’une décennie pour automatiser l’affectation des élèves du primaire au secondaire. Pendant sept années, une version interne du système a été utilisée par le ministère de l’Éducation. En 2025, le gouvernement dirigé par le président Mahama a fait appel à un prestataire externe et a installé l’application COLDSIS, censée moderniser le processus de placement.
Le point de vue du porte‑parole d’Adutwum
Dans une réaction à une déclaration attribuée à Haruna Iddrisu – « le CSSPS n’est pas parfait, mais je l’ai hérité et nous l’avons amélioré » – Yaw Opoku Mensah a souligné que la phrase ne reflète pas la réalité historique. Selon lui, « on ne peut pas hériter de ce que l’on a introduit ». Il insiste sur le fait que COLDSIS, en tant que solution tierce, a été mise en place par l’administration actuelle et que les difficultés rencontrées aujourd’hui sont donc de leur responsabilité.
Enjeux de transparence et de responsabilité gouvernementale
Mensah a appelé le ministre de l’Éducation à reconnaître les succès et les limites de COLDSIS, plutôt que de les attribuer à une prétendue « héritage » du passé. « Les Ghanéens méritent transparence et responsabilité, pas une réécriture de l’histoire pour échapper à leurs obligations », a-t-il déclaré. Cette exigence de clarté vise à restaurer la confiance des familles qui dépendent du système pour l’accès à l’enseignement secondaire.
Réactions attendues et impact sur les familles ghanéennes
Le débat pourrait inciter le ministère à publier des rapports détaillés sur les performances de COLDSIS, notamment les taux de placement, les retards et les problèmes techniques rencontrés. Une meilleure visibilité permettrait aux parents et aux écoles de mieux anticiper les défis et d’ajuster leurs attentes. En outre, le rappel de la responsabilité du gouvernement pourrait influencer les futures décisions technologiques dans le secteur éducatif, en privilégiant des solutions plus robustes et une gouvernance plus ouverte.