Lors de la Convention des diffuseurs d'Afrique de l'Ouest 2026 à Accra, la porte-parole du président ghanéen, Shamima Muslim, a fermement rejeté les accusations selon lesquelles l'administration Mahama chercherait à restreindre la liberté d’expression, rappelant que le chef de l’État reste un défenseur de ce droit fondamental.
Déni officiel de toute répression
Shamima Muslim, députée porte-parole du président, a déclaré que le gouvernement n’avait jamais entrepris d’action visant à « clamp down » sur la parole. Elle a souligné que le président John Mahama est « un ardent défenseur de la liberté d’expression », et que les autorités n’interviennent que lorsqu’une infraction pénale clairement définie est constatée.
Utilisation du code pénal : entre application et interprétation
La porte-parole a reconnu que le code pénal ghanéen comporte des dispositions qui peuvent être mobilisées contre des propos jugés illicites. Elle a toutefois précisé que ces lois ne sont invoquées que lorsqu’une violation est avérée, et que les divergences d’interprétation entre les différents acteurs – juges, forces de l’ordre, médias – doivent rester l’objet d’un dialogue continu. Selon elle, « les conversations doivent se poursuivre » afin d’harmoniser l’application du droit tout en protégeant les expressions légitimes.
Risques d’un discours irresponsable
Au-delà du cadre juridique, Muslim a mis en garde contre les conséquences d’un discours « irresponsable et débridé ». Elle a rappelé que des propos non fondés ou incitatifs peuvent menacer la cohésion sociale et la sécurité publique, justifiant ainsi une vigilance de la part des autorités lorsqu’ils franchissent les limites du légitime.
Enjeux pour les médias et la société civile
Le débat s’inscrit dans un contexte plus large où les acteurs des médias, les organisations de la société civile et les institutions judiciaires cherchent à définir les contours de la liberté d’expression en Afrique de l’Ouest. La position officielle du gouvernement Mahama, telle qu’exprimée à la convention, vise à rassurer les parties prenantes tout en affirmant la nécessité d’un cadre légal capable de répondre aux abus.