Le porte-parole national du Congrès des progressistes (APC), Felix Morka, a formellement démenti les allégations selon lesquelles des ministres de l'administration du président Bola Tinubu auraient versé des sommes colossales pour obtenir leurs postes. Cette mise au point intervient après des déclarations controversées d'Alwan Hassan, porte-parole du conseil de campagne présidentiel du parti, qui avait évoqué des pratiques de corruption liées aux nominations gouvernementales.
Clarification sur les propos d'Alwan Hassan
La polémique a été déclenchée par des commentaires d'Alwan Hassan suggérant que certains responsables auraient payé des milliards de nairas pour sécuriser leur nomination, dans l'espoir de rentabiliser cet investissement une fois en fonction. Face à l'émoi suscité, Felix Morka a affirmé avoir eu une discussion privée avec M. Hassan. Selon le porte-parole de l'APC, ce dernier aurait précisé que ses propos ne visaient nullement l'administration actuelle, mais s'inscrivaient dans une réflexion sur des pratiques historiques antérieures au gouvernement en place.
La compétence comme critère de sélection
Felix Morka a réitéré avec fermeté que le processus de sélection des membres du cabinet ministériel nigérian repose exclusivement sur la compétence des individus. Il a rejeté sans équivoque l'idée que des transactions financières aient pu influencer la composition du gouvernement. Pour le porte-parole, les déclarations initiales de M. Hassan manquaient de clarté, créant une ambiguïté regrettable que l'intéressé a depuis cherché à dissiper en exprimant ses regrets sur la manière dont son message a été formulé.
Distinction entre lobbying et corruption
Au-delà de cette affaire, le responsable de l'APC a tenu à établir une distinction nette entre les pratiques politiques courantes et les actes illégaux. Si le lobbying, visant à promouvoir des profils pour des fonctions publiques, est une pratique reconnue dans de nombreuses démocraties, M. Morka a qualifié de « détestable » toute forme de monétisation des nominations. Il a souligné que transformer l'accès aux responsabilités publiques en une transaction financière constitue une dérive inacceptable, réaffirmant l'engagement du parti à maintenir l'intégrité du processus de nomination au sein de l'exécutif nigérian.