Du 22 au 27 octobre 2026, le porte-hélicoptères amphibie français Le Mistral fera escale à Cotonou pour une série d’exercices conjoints avec la marine béninoise. Cette opération s’inscrit dans le cadre de l’opération Corymbe, créée en 1990 pour sécuriser le golfe de Guinée, et vise à renforcer les capacités de surveillance et d’intervention face à la piraterie, à la pêche illicite et aux trafics maritimes.
Escales successives du Mistral en Afrique de l'Ouest
Après une première escale à Dakar du 2 au 6 octobre 2026, où le navire a mené des exercices de tir et d’opérations navales, Le Mistral poursuit son tour de la côte ouest-africaine en s’arrêtant à Cotonou. Le général Valentin Sellier, commandant pour l’Afrique des armées françaises, a rappelé l’importance d’une coopération solide entre la France et les États riverains du golfe de Guinée, soulignant que ces passages permettent de tester l’interopérabilité des forces navales.
Objectifs des manœuvres : lutter contre la piraterie et les trafics maritimes
Le communiqué du ministère béninois de la Défense indique que les exercices porteront sur des scénarios de lutte contre la piraterie, le brigandage, la pêche illégale et les trafics de drogue ou d’armes. Les deux armées travailleront à la coordination des systèmes de surveillance, à la mise en œuvre de réponses rapides en mer et à l’amélioration des capacités de secours. Ces actions visent à sécuriser les routes commerciales qui traversent le golfe, essentielles à l’économie régionale.
Le rôle de l’opération Corymbe dans la sécurité du golfe de Guinée
Créée en 1990, l’opération Corymbe regroupe les forces navales françaises et les marines des États riverains pour assurer une présence continue dans la zone. Elle a déjà permis de réduire les incidents de piraterie et d’améliorer la coopération en matière de renseignement. L’escale du Mistral à Cotonou renforce ce dispositif en apportant des moyens aériens et amphibies capables d’intervenir rapidement sur de vastes zones maritimes.
Implications pour la coopération franco‑béninoise
Pour le Bénin, accueillir Le Mistral représente une opportunité de moderniser ses capacités de défense maritime et de bénéficier d’un entraînement de haut niveau. Du côté français, la présence du navire illustre la volonté de maintenir une influence stratégique dans une région où les enjeux sécuritaires sont étroitement liés à la stabilité économique. Les exercices conjoints devraient ainsi créer un cadre durable de collaboration, avec des retombées potentielles sur la formation des personnels béninois et sur la mise en place de protocoles de réponse commune.