Le Port autonome de Dakar engage une réforme sociale pour stabiliser ses effectifs contractuels

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 39 lectures
Le Port autonome de Dakar engage une réforme sociale pour stabiliser ses effectifs contractuels

Le Port autonome de Dakar amorce une transformation de sa gestion des ressources humaines sous l'impulsion de son nouveau directeur général, Doune Pathé Mbengue. Cette initiative, baptisée « Port Bu Bess », se concrétise par la réintégration des agents contractuels ayant cumulé deux à trois contrats successifs, marquant une volonté de sécuriser les parcours professionnels au sein de l'institution.

Une priorité donnée à la stabilité sociale

La décision de régulariser les agents ayant enchaîné plusieurs contrats s'inscrit directement dans les engagements du Pacte de stabilité sociale. Pour la direction, cette mesure est indissociable de la souveraineté logistique et de la performance globale du port. En stabilisant son personnel, l'établissement cherche à renforcer son efficacité opérationnelle tout en répondant aux attentes des travailleurs qui attendaient une reconnaissance de leur ancienneté.

Vers une refonte du cadre conventionnel

Au-delà de cette mesure immédiate, la direction du Port de Dakar s'inscrit dans une dynamique de réformes structurelles plus larges. Des cadres de l'institution, à l'instar d'Alboury Diop, soulignent l'urgence de finaliser la convention collective et de réviser le Pacte de Saly. Ces chantiers, axés sur le dialogue social, sont présentés comme les piliers nécessaires pour accompagner la modernisation des infrastructures portuaires et garantir un climat de travail apaisé.

Les défis de la gouvernance et de la transparence

La mise en œuvre du projet « Port Bu Bess » est étroitement observée, tant sur le plan social que politique. Si la réintégration des contractuels ayant plusieurs contrats est actée, la direction prévoit d'ouvrir un dialogue spécifique pour les agents ne disposant que d'un seul contrat afin d'étudier des solutions équilibrées. Parallèlement, la gouvernance de l'établissement reste un sujet de vigilance : des voix, dont celle d'Alioune Tine, ont insisté sur la nécessité d'une gestion transparente, prônant des nominations basées sur les compétences plutôt que sur des critères politiques pour assurer la crédibilité du projet de transformation.

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