La Chambre d’accusation financière du Pool judiciaire financier a confirmé le maintien des mesures de surveillance judiciaire imposées à Mouhamed Diagne. Cette décision, qui rejette le recours déposé par sa défense, maintient l'intéressé sous le régime du bracelet électronique et de l'assignation à résidence dans le cadre de l'affaire de la SCI Pharaon.
Un dispositif de contrôle judiciaire renforcé
Depuis le 6 janvier, Mouhamed Diagne est soumis à des contraintes strictes visant à encadrer ses mouvements et ses interactions. Outre le port du bracelet électronique, il est astreint à une assignation à résidence à la Cité Djily Mbaye. Le magistrat instructeur lui interdit formellement de quitter son domicile ou le territoire national sans autorisation préalable. Par ailleurs, le dispositif impose une interdiction de contact avec les autres personnes impliquées dans la procédure et exige une disponibilité totale pour répondre aux convocations judiciaires. Son passeport demeure, à ce titre, conservé au greffe du cabinet d'instruction.
L'enquête sur la SCI Pharaon
Cette procédure judiciaire trouve son origine dans un rapport émis par la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif). Les investigations portent sur des soupçons de rétrocommissions financières évaluées à plusieurs milliards de francs CFA. Le dossier, qui implique plusieurs membres de la famille Diagne, fait l'objet d'un examen approfondi par les juridictions financières, cherchant à établir les responsabilités dans la gestion de la SCI Pharaon.
Une procédure familiale complexe
La situation de Mouhamed Diagne s'inscrit dans un contexte judiciaire plus large touchant ses proches. La Chambre d’accusation financière se penche parallèlement sur les recours déposés par Mabintou Diaby, épouse de Madiambal Diagne, ainsi que sur les contestations liées à l'ordonnance de rejet de mise en liberté provisoire datée du 3 décembre. Dans ce même volet, Serigne Saliou Diagne, le fils cadet, a également été placé sous contrôle judiciaire le mois dernier.
Les options juridiques restantes
Malgré ce revers devant la Chambre d’accusation, la défense de Mouhamed Diagne conserve des marges de manœuvre procédurales. Il lui est possible de se pourvoir en cassation devant la Cour suprême ou de formuler une nouvelle requête auprès du juge d’instruction, à condition de présenter des éléments nouveaux susceptibles de modifier l'appréciation de sa situation. À ce jour, aucun pourvoi en cassation n'a été officiellement enregistré.