Le ministre nigérian des Travaux publics, David Umahi, a annoncé la réouverture imminente de la première phase du vieux pont sur le Niger, reliant les États d'Anambra et du Delta. Cette infrastructure stratégique, fermée à la suite d'actes de vandalisme ayant compromis sa sécurité, bénéficie d'une remise en état complète incluant le remplacement des joints de dilatation et des boulons dérobés.
Sécurisation et remise en état technique
Les travaux de réhabilitation, lancés en septembre 2026, visent à restaurer la viabilité de cet axe majeur qui avait dû être délaissé au profit du second pont sur le Niger. Au-delà du resurfaçage en asphalte et béton, le ministère a ordonné une remise en peinture des éléments métalliques et des bordures. Pour garantir la pérennité de l'ouvrage, des mesures de surveillance renforcées sont prévues, notamment l'installation de nouveaux éclairages solaires et l'intégration des caméras de vidéosurveillance existantes au réseau du second pont.
Assainissement des abords du pont
Le ministre a émis des directives strictes pour fluidifier le trafic et sécuriser les accès. Il a ordonné l'élimination immédiate de tous les points de contrôle, barrages routiers et zones de collecte de taxes situés dans un rayon de 200 mètres autour de l'ouvrage. Selon le gouvernement, ces installations informelles constituent des risques sécuritaires et des sources de congestion inutiles. Par ailleurs, toute publicité sur le pont est désormais soumise à une autorisation préalable du ministère fédéral des Travaux publics, afin de mettre fin aux affichages illégaux.
Évaluation structurelle et enjeux de protection
Une commission technique a été constituée pour mener une expertise approfondie de l'état du pont, tant au-dessus qu'en dessous du niveau de l'eau. Les conclusions de cette évaluation sont attendues rapidement afin d'orienter la suite des travaux. Le ministre a profité de ce déplacement pour appeler à une prise de conscience collective sur la protection des infrastructures publiques, soulignant que le vandalisme représente une perte de ressources considérable pour l'État.
Dimension politique des projets d'infrastructure
En marge de cette inspection, le ministre David Umahi a lié la poursuite des chantiers dans les régions du Sud-Est et du Sud-Sud à un soutien politique envers l'administration actuelle. Il a invité les populations et les élus de ces zones à privilégier une stratégie de collaboration avec le président Bola Tinubu pour l'échéance électorale de 2027, justifiant cette position par l'ampleur des investissements infrastructurels en cours dans ces régions, malgré le faible soutien électoral reçu en 2023.