Le gouvernement a présenté le vendredi 4 septembre un dispositif d'aide d'un peu plus d'un milliard d'euros, nommé Casi, destiné à soutenir les agriculteurs après un été marqué par sécheresse, canicules et incendies. Les principales organisations syndicales du secteur le jugent toutefois largement insuffisant, dénonçant l'absence de stratégie à moyen terme.
Un plan d’urgence de plus d’un milliard d’euros baptisé Casi
Présenté par la ministre des territoires, Annie Genevard, le plan Casi (Climat, adaptation, sécheresse, incendie) vise à apporter un soutien financier aux exploitations agricoles touchées par les conditions climatiques extrêmes de l’été 2023. Le montant annoncé dépasse le milliard d’euros, une enveloppe inédite dans le contexte d’une série de catastrophes naturelles qui se succèdent sur le territoire français.
Les syndicats agricoles jugent le dispositif insuffisant
La Confédération paysanne a immédiatement qualifié le plan de « scandaleux », estimant que les mesures proposées ne couvrent pas l'ampleur des pertes subies. La FNSEA, la plus grande organisation d’agriculteurs, a souligné qu’il « manque un milliard » d’euros pour répondre aux besoins réels du secteur. Les Jeunes Agriculteurs (JA) ont, quant à eux, dénoncé des « rustines pour l’urgence » et l'absence d'une vision à long terme, rappelant que les aides d'urgence ne sauraient remplacer une stratégie d'adaptation durable face aux changements climatiques.
Enjeux pour le secteur agricole et perspectives
Si le plan Casi représente une première réponse budgétaire, les critiques soulignent le risque d'une sous-assistance qui pourrait compromettre la résilience des exploitations, notamment celles déjà fragilisées par des marges serrées. L'absence d'un cadre stratégique pour l'adaptation au climat pourrait également freiner les investissements dans des pratiques plus résilientes, telles que l'irrigation raisonnée ou la diversification des cultures. Les organisations syndicales appellent donc à un financement supplémentaire et à la mise en place d'un plan de moyen terme, afin d'éviter que les épisodes de canicules, d'incendies et de sécheresse ne se transforment en crises récurrentes pour la sécurité alimentaire du pays.