Les cours du pétrole ont cédé du terrain vendredi, mettant fin à deux semaines de hausse consécutives, dans un contexte de durcissement des positions américaines envers l’Iran et de flambée des tensions en Europe de l’Est.
Un repli hebdomadaire malgré les craintes d’escalade
Le baril de Brent a perdu 25 cents, soit 0,3%, pour s’établir à 89,45 dollars vendredi matin, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) reculait de 22 cents à 83,31 dollars. Ces deux références devraient clôturer la semaine en baisse, avec un repli de 5,3% pour le Brent et de 4,3% pour le WTI. Une performance qui contraste avec les gains enregistrés lors des deux précédentes semaines.
Washington maintient sa ligne dure contre Téhéran
Les tensions au Moyen-Orient s’intensifient après qu’un rapport ait révélé que l’administration Trump exclut catégoriquement tout retour à l’accord de juin sur le nucléaire iranien. Selon des sources citées par le Wall Street Journal, les médiateurs américains ont clairement indiqué leur désintérêt pour la reprise des négociations, compliquant les efforts diplomatiques en cours. Washington a par ailleurs réaffirmé jeudi qu’aucune discussion n’était en cours avec l’Iran, malgré les tentatives de médiation d’autres pays.
Sanctions américaines et réactions iraniennes
Cette fermeté s’inscrit dans la continuité de l’annonce, lundi, de nouvelles sanctions qualifiées par les États-Unis de « les plus sévères de l’histoire » contre Téhéran. L’Iran a qualifié ces mesures d’« acte hostile et inhumain », tout en estimant qu’elles avaient perdu leur efficacité. Ces développements surviennent alors que les marchés énergétiques restent sous haute tension, les prix du pétrole étant particulièrement sensibles aux risques géopolitiques dans la région.
L’Europe de l’Est s’embrase, mais l’OTAN reste sous protection
Parallèlement, les frictions géopolitiques s’étendent à l’Europe de l’Est. Moscou a menacé de frapper des cibles militaires britanniques en Ukraine et hors de ses frontières, en représailles aux attaques ukrainiennes sur le territoire russe utilisant des missiles de croisière fournis par Londres. Une escalade qui intervient alors que Donald Trump a rassuré sur la non-agression russe contre un pays membre de l’OTAN, tout en minimisant les spéculations sur des avertissements de la CIA à ce sujet.