Le Syndicat des personnels des activités aéronautiques du Sénégal (Synpaas) a officiellement levé son mot d'ordre de grève prévu pour le 15 octobre 2026 à l'aéroport international Blaise Diagne. Cette décision fait suite à une série de négociations avec les autorités étatiques et la direction de la plateforme aéroportuaire, permettant d'éviter une perturbation majeure du trafic aérien.
Des engagements fermes sur les dettes d'Air Sénégal
Le dénouement de cette crise sociale repose sur des promesses concrètes obtenues lors de concertations au ministère des Transports et au ministère de la Fonction publique. L'État s'est engagé à signer un protocole visant l'apurement des dettes accumulées par la compagnie nationale Air Sénégal envers la société gestionnaire de l'aéroport, LAS, et les autres structures opérant sur le site. Cet assainissement financier était l'une des revendications centrales des travailleurs, inquiets de la viabilité économique de leurs outils de travail.
Le déblocage du dossier foncier de Mbour 4
Outre les enjeux financiers, le syndicat a obtenu une avancée significative concernant le foncier. Les autorités ont acté la mainlevée sur les terrains situés à Mbour 4, un point de tension qui cristallisait les revendications des employés. Cette décision administrative marque une étape importante dans la résolution des litiges qui opposaient le personnel aux autorités de tutelle, permettant ainsi d'apaiser le climat social au sein de la plateforme aéroportuaire de Diass.
Une vigilance syndicale maintenue
Bien que le mouvement soit suspendu, le secrétaire général du Synpaas, Serigne Moustapha Gaye, a tenu à préciser que cette trêve ne constitue pas un « chèque en blanc ». Le syndicat a clairement signifié son intention d'exercer un suivi rigoureux sur l'application effective des accords conclus. Les travailleurs se réservent le droit de réactiver leur plan d'actions si les engagements pris par le gouvernement ne sont pas respectés dans les délais impartis. Cette posture souligne la volonté des partenaires sociaux de maintenir une pression constante pour garantir la pérennité de leurs acquis et la stabilité opérationnelle de l'aéroport.