Le People’s Redemption Party (PRP) a publiquement questionné la gestion des affaires courantes au Nigeria suite au départ simultané du président Bola Tinubu et de son vice-président, Kashim Shettima. Cette situation inédite dans l'histoire politique du pays suscite des inquiétudes au sein de l'opposition quant à la continuité de l'État.
Une absence simultanée inédite au sommet de l'État
Lors du premier sommet national des leaders de l'opposition tenu à Abuja, le président national du PRP, le Dr Hakeem Baba-Ahmed, a soulevé une problématique constitutionnelle majeure. Il a souligné qu'il s'agit de la première occurrence où les deux plus hauts responsables de l'exécutif nigérian se trouvent hors du territoire national au même moment. Cette configuration pose, selon le parti, un vide décisionnel préoccupant pour la conduite des affaires publiques et la stabilité institutionnelle du pays.
Les interrogations sur la gouvernance
Au-delà de la logistique du déplacement, c'est la question de la chaîne de commandement qui est au cœur des critiques du PRP. En posant la question directe de savoir « qui est aux commandes », le parti d'opposition pointe du doigt un manque de transparence sur la délégation des pouvoirs en l'absence du duo présidentiel. Cette interpellation vise à obtenir des clarifications sur les mécanismes de gouvernance activés pour assurer la continuité des services de l'État durant cette période d'indisponibilité des dirigeants.
Des allégations sur les motifs du déplacement présidentiel
Le Dr Hakeem Baba-Ahmed a également formulé des accusations concernant les motivations réelles du voyage du président Tinubu. Selon le responsable du PRP, ce déplacement à l'étranger revêtirait un caractère d'urgence lié à des enjeux diplomatiques et judiciaires internationaux. Le parti affirme que ce voyage viserait spécifiquement à empêcher la divulgation de documents détenus par le Federal Bureau of Investigation (FBI) concernant le chef de l'État. Ces déclarations ajoutent une dimension polémique à l'absence des autorités, transformant une question de protocole en un débat politique sur la transparence et l'intégrité de l'exécutif.