Un rapport de l'inspecteur général du Pentagone, publié le 14 septembre 2026, vient contredire les affirmations répétées de l'administration Trump concernant les stocks militaires américains. Le document reconnaît officiellement une pénurie de munitions, conséquence directe de l'opération « Fureur épique » menée contre l'Iran depuis février dernier.
Un coût financier et logistique massif
Le bilan chiffré de l'engagement militaire américain dans le Golfe révèle l'ampleur de l'érosion des capacités stratégiques. Entre le 28 février et le 30 juin 2026, l'opération a engendré des dépenses estimées à 33,4 milliards de dollars, dont 22,3 milliards ont été exclusivement consacrés à l'utilisation de munitions. Cette consommation intensive a non seulement épuisé les inventaires, mais a également mis en lumière des goulots d'étranglement structurels au sein de la base industrielle de défense, entravant la capacité de renouvellement rapide des stocks.
Contradictions au sommet de l'État
Pendant plusieurs mois, le gouvernement américain a maintenu une ligne de communication affirmant la disponibilité de « quantités illimitées » de munitions. Ces déclarations, portées par le président Donald Trump lui-même, visaient à rassurer sur la puissance de feu du pays. Pourtant, les données du Pentagone confirment désormais que les tensions sur les stocks, notamment en missiles intercepteurs, ont été réelles. Selon des analyses relayées par la presse, cette contrainte logistique aurait d'ailleurs pesé sur les décisions stratégiques de la Maison-Blanche, poussant le président à limiter l'ampleur des frappes contre Téhéran durant la période estivale.
Bilan des dommages sur les bases américaines
Le rapport détaille également l'impact des ripostes iraniennes sur les installations américaines déployées dans la région. Malgré l'utilisation massive de systèmes d'interception, les forces américaines ont subi des pertes matérielles significatives. Le document recense la destruction ou l'endommagement de centaines d'installations sur des bases situées au Koweït, à Bahreïn, au Qatar, aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite, en Irak, à Oman et en Jordanie. La flotte aérienne a été particulièrement touchée, avec la perte de quatre F-15, d'un F-35, de sept avions ravitailleurs KC-135 et jusqu'à 30 drones MQ-9 Reaper. Plus de 50 000 militaires américains restent actuellement engagés dans ce théâtre d'opérations, où les ripostes iraniennes ont également visé des bâtiments diplomatiques dans quatre pays de la zone.