Le Peoples Democratic Party (PDP) a entamé des pourparlers avec la Commission électorale nationale indépendante (INEC) suite à l'exclusion de ses candidats aux postes de gouverneur dans les États d'Ogun et de Gombe pour les élections de 2027. La direction du parti cherche une résolution conforme aux cadres légaux en vigueur, tout en appelant ses militants à la retenue.
L'absence des candidats du PDP sur les listes officielles
La publication récente par l'INEC des listes définitives pour les élections de 2027 a révélé l'absence notable des candidats du PDP pour les États d'Ogun et de Gombe. Oladipupo Adebutu, pour Ogun, et Isa Pantami, pour Gombe, ainsi que leurs colistiers respectifs, ne figurent pas parmi les prétendants retenus par la commission électorale. Cette situation intervient dans un climat de tensions juridiques concernant la conformité des processus de nomination et le respect des dispositions de la loi électorale de 2026.
Le respect des registres de membres au cœur du litige
L'enjeu central de ces omissions semble lié à l'application stricte des règles sur la participation aux primaires. Le 24 septembre dernier, la Cour suprême a réaffirmé l'obligation pour les partis politiques d'utiliser les registres de membres déposés auprès de l'INEC dans les délais impartis pour organiser leurs primaires. À Gombe, la candidature d'Isa Pantami a été fragilisée par une décision de la Haute Cour fédérale ayant annulé sa nomination initiale, bien qu'il ait remporté une nouvelle primaire le 29 septembre. À Ogun, la validité de l'inscription d'Oladipupo Adebutu sur le registre officiel du parti a été contestée par divers groupes, malgré les démentis formels de la section locale du PDP.
Une stratégie de résolution diplomatique et juridique
Face à cette situation, la direction nationale du PDP, sous l'impulsion d'Abdulrahman Mohammed, privilégie une approche de concertation avec l'organe électoral. Le secrétaire national à la publicité, Jungudo Mohammed, a souligné que le parti traite ce dossier avec la plus grande rigueur, insistant sur la nécessité de respecter les directives électorales établies. Alors que l'INEC n'a pas encore fourni d'explications détaillées sur les motifs de ces exclusions, les équipes des candidats concernés maintiennent leur confiance dans une issue favorable, espérant que les discussions en cours et les recours légaux permettront de régulariser leur situation avant les échéances électorales.