La section de l'État de Gombe du Peoples Democratic Party (PDP) a officiellement interpellé la Commission électorale nationale indépendante (INEC) suite à l'absence du nom d'Isa Pantami sur la liste des candidats au poste de gouverneur. Cette omission, constatée lors de la publication officielle samedi dernier, suscite des tensions au sein du parti qui affirme n'avoir reçu aucune notification formelle justifiant cette exclusion.
Un processus électoral sous tension judiciaire
La situation découle d'un contentieux juridique majeur. Initialement, la nomination d'Isa Pantami, ancien ministre des Communications et de l'Économie numérique, avait été contestée devant la Cour fédérale de Gombe par d'autres aspirants. Si la justice a confirmé son statut de membre du parti, elle a toutefois invalidé la primaire initiale pour non-conformité aux procédures électorales, ordonnant la tenue d'un nouveau scrutin dans un délai de 30 jours.
La conformité de la nouvelle primaire
En réponse à cette décision de justice, le PDP a organisé une nouvelle élection primaire le 29 septembre dernier. Selon les responsables du parti, ce scrutin s'est déroulé sous la supervision directe des inspecteurs de l'INEC. Le PDP soutient que cette étape, réalisée en stricte conformité avec l'arrêt du tribunal, valide légitimement la candidature de M. Pantami. L'absence de son nom sur la liste publiée par l'organe électoral est donc perçue par la formation politique comme une anomalie administrative ou une entrave au processus démocratique.
Appel au calme et recours juridiques
Face à cette situation, le secrétariat à la publicité du PDP a appelé ses militants et sympathisants à la retenue. L'équipe juridique du parti est actuellement mobilisée pour engager des discussions avec les autorités électorales afin de rectifier cette omission. Le parti dénonce par ailleurs des manœuvres orchestrées par des opposants politiques visant, selon lui, à déstabiliser sa stratégie électorale dans l'État de Gombe. Le PDP insiste sur la nécessité pour l'INEC de respecter l'État de droit et de garantir l'équité entre toutes les forces politiques en lice.