À moins d'un an de l'échéance, une nouvelle enquête d'opinion réalisée par Cluster 17 pour Politico confirme la dynamique électorale en France. Marine Le Pen s'impose comme la figure dominante du premier tour, tandis que la bataille pour la seconde place reste marquée par une forte incertitude entre les forces de gauche et le centre.
La domination constante de Marine Le Pen
Les données recueillies placent la candidate du Rassemblement national en tête des intentions de vote avec 31 % des suffrages. Cette position de favorite semble se stabiliser, Jean-Yves Dormagen, président de l'institut Cluster 17, soulignant que cette avance confirme la solidité de son socle électoral à ce stade de la campagne.
L'incertitude du duel pour le second tour
La configuration du second tour dépend largement de l'identité du candidat représentant le centre-droit. Dans l'hypothèse où Édouard Philippe porte les couleurs de son camp, il se retrouve à égalité parfaite avec Jean-Luc Mélenchon, tous deux crédités de 19 % des intentions de vote. Ce coude-à-coude illustre la fragmentation des forces modérées et progressistes, incapables pour l'heure de dégager une dynamique capable de distancer la gauche radicale.
Le poids des candidatures au centre et à gauche
Le sondage explore également une configuration alternative avec Gabriel Attal comme candidat du centre. Dans ce scénario, le positionnement des forces évolue : Jean-Luc Mélenchon se qualifierait pour le second tour avec 20 %, tandis que Raphaël Glucksmann, représentant le Parti socialiste et Place publique, atteindrait 14 %. Gabriel Attal, quant à lui, ne recueillerait que 13,5 %, se classant en quatrième position. Ces chiffres mettent en lumière la fragilité de la coalition centrale face à une gauche qui maintient une présence significative dans le débat public.
La dynamique des autres forces politiques
Au-delà des têtes d'affiche, les autres courants politiques peinent à percer. Bruno Retailleau, pour Les Républicains, oscille entre 7,5 % et 9,5 % selon le candidat centriste en lice. Les autres formations, qu'il s'agisse de l'écologie avec Marine Tondelier, du communisme avec Fabien Roussel, ou des candidats souverainistes comme Éric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan, stagnent à des niveaux inférieurs, confirmant une polarisation du scrutin autour des trois blocs principaux.