Le parti Pastef-Les Patriotes a officiellement interpellé le procureur de la République de Dakar suite à des déclarations attribuées à Arona Coumba Ndoffène Diouf, membre du parti Kiiraay. Ces propos, jugés attentatoires à la sûreté de l'État, visent directement le président de l'Assemblée nationale, Ousmane Sonko, et soulèvent des inquiétudes majeures sur le climat politique actuel.
Une saisine formelle du parquet de Dakar
Dans un communiqué publié le 28 octobre 2026, le Pastef dénonce avec fermeté des appels à l'élimination physique de son leader, Ousmane Sonko. Le parti considère que ces menaces, proférées par un responsable politique, dépassent le cadre du débat démocratique pour constituer une atteinte directe à la sécurité de la deuxième personnalité de l'État. En conséquence, la formation politique exige une réaction judiciaire immédiate du parquet de Dakar pour faire appliquer la loi face à ce qu'elle qualifie de discours dangereux.
Appel à la responsabilité de l'exécutif
Au-delà de l'action judiciaire, le Pastef interpelle directement le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Le parti exhorte le chef de l'État à agir pour faire cesser les infractions à la loi émanant de membres de sa propre coalition, Kiiraay. Cette demande souligne une volonté du parti de voir l'exécutif se désolidariser publiquement de ces discours et de garantir le respect des institutions républicaines.
Le spectre des violences politiques passées
Le Pastef replace ces menaces dans un contexte plus large, marqué par les tensions politiques ayant secoué le Sénégal entre 2021 et 2024. Le parti lie ces récents propos aux tentatives de déstabilisation observées durant cette période, craignant que l'impunité dont auraient bénéficié certains auteurs par le passé ne favorise une récidive. En réclamant une intervention ferme, le Pastef cherche à prévenir une escalade de la violence verbale et physique dans l'espace public sénégalais, tout en réaffirmant sa détermination à assurer la protection de son leader.