Le Pastef exige une transparence totale sur la restructuration de la dette sénégalaise face au nouveau programme du FMI

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 22 lectures
Le Pastef exige une transparence totale sur la restructuration de la dette sénégalaise face au nouveau programme du FMI

Le parti Pastef a officiellement réagi à l'annonce d'un accord technique entre le gouvernement sénégalais et le Fonds monétaire international (FMI), portant sur un programme financier de 1243 milliards de francs CFA. Cette nouvelle étape, qui implique une restructuration de la dette pour en rétablir la viabilité, suscite une exigence de transparence accrue de la part de la formation politique, qui appelle à un débat national sur la gestion des finances publiques.

La lumière sur les engagements financiers

Le Pastef insiste sur la nécessité de clarifier les zones d'ombre entourant la dette nationale, en faisant référence aux données du bulletin statistique de juillet 2026. À fin 2024, l'encours du secteur public atteignait 25 583 milliards de francs CFA, dont une part prépondérante pour l'administration centrale. Face à un besoin brut de financement estimé à plus de 6 075 milliards de francs CFA pour l'année 2026, le parti réclame que les responsabilités institutionnelles et individuelles soient clairement établies concernant les irrégularités de gestion passées.

Le rôle de contrôle de l'Assemblée nationale

Pour le parti, une affaire d'une telle ampleur, qui engage l'avenir de plusieurs générations, ne peut se régler en dehors des institutions démocratiques. Le Pastef exhorte l'Assemblée nationale à se saisir pleinement du dossier. Par le biais d'auditions, de missions d'information et de travaux de commissions, les députés sont appelés à exercer leur pouvoir de contrôle sur l'exécutif afin de garantir que les fautes de gestion soient identifiées et, le cas échéant, sanctionnées par les instances compétentes.

Les risques d'une restructuration sans réforme structurelle

Tout en reconnaissant qu'une restructuration peut offrir un répit budgétaire temporaire, le Pastef met en garde contre une illusion de solution. En citant l'exemple de la Zambie, le parti souligne que le report des échéances ne garantit pas une sortie durable du surendettement. Il exige du gouvernement des précisions sur les créanciers visés, les contreparties imposées et les impacts réels sur le tissu économique local.

La protection du pouvoir d'achat des citoyens

Le parti pose une ligne rouge claire : le coût de cette restructuration ne doit pas peser sur les ménages sénégalais. Le Pastef s'oppose fermement à ce que le traitement de la dette se traduise par une pression fiscale accrue, une réduction des subventions ou une compression des dépenses sociales. L'enjeu est d'éviter que les citoyens ne subissent une double peine, après avoir déjà été affectés par les conséquences d'une dette dont la gestion passée est aujourd'hui remise en cause.

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