Le PASTEF-Les Patriotes monte au créneau pour exiger le respect strict du calendrier électoral sénégalais avant les prochaines élections territoriales, prévues au plus tard le 17 janvier 2027. Dans un communiqué publié le 26 août 2026, le parti dirigé par Ousmane Sonko dénonce l’inaction des autorités et menace de recourir à toutes les voies juridiques pour faire valoir ses droits. Une pression politique qui pourrait relancer le débat sur la gouvernance électorale dans le pays.
Un mandat de cinq ans expirant en janvier 2027
Le PASTEF rappelle que les conseillers départementaux et municipaux élus le 23 janvier 2022 doivent voir leur mandat s’achever en janvier 2027, conformément aux dispositions légales. S’appuyant sur les articles L.236, L.269 et L.63 du Code électoral, le parti souligne que le scrutin doit impérativement se tenir avant cette date, sous peine de violation des textes en vigueur. « Le calendrier électoral s’impose à tous, y compris au Président de la République », insiste le communiqué.
Des manquements juridiques dénoncés
À moins de cinq mois de l’échéance, le PASTEF pointe deux lacunes majeures : l’absence de décret fixant la date des élections et la non-publication du montant de la caution électorale. Ce dernier devait être rendu public au plus tard 150 jours avant le scrutin, un délai que le parti juge désormais dépassé. « Chaque jour d’inaction supplémentaire aggrave la violation des dispositions légales », alerte le communiqué. Le parti rejette toute idée de report, estimant que l’organisation des élections relève d’une obligation légale, non d’un choix politique.
Une stratégie juridique pour faire respecter les délais
Pour contraindre les autorités à agir, le PASTEF a saisi officiellement le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, avec ampliation au président de la République et à la Commission électorale nationale autonome (CENA). Le parti s’engage à utiliser « toutes les voies républicaines et juridictionnelles » pour obtenir gain de cause, réaffirmant son attachement à l’État de droit. Cette mobilisation pourrait préfigurer une escalade des tensions politiques si les autorités ne répondent pas à ses revendications dans les délais impartis.