Le Parti travailliste nigérian désavoue son ancien porte-parole dans l'affaire des diplômes de Peter Obi

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 25 lectures
Le Parti travailliste nigérian désavoue son ancien porte-parole dans l'affaire des diplômes de Peter Obi

Le Parti travailliste (LP) nigérian a officiellement pris ses distances avec Abayomi Arabambi, son ancien porte-parole, actuellement engagé dans une procédure judiciaire contre l'Université du Nigeria, Nsukka (UNN). Cette action en justice vise à obtenir des informations sur le parcours académique de Peter Obi, candidat à la présidentielle de 2023, une démarche que le parti juge désormais totalement étrangère à ses intérêts et à sa ligne politique.

Une exclusion actée par le Conseil exécutif national

La direction du Parti travailliste, par la voix de son porte-parole Ken Asogwa, a tenu à clarifier le statut d'Abayomi Arabambi. Ce dernier ne fait plus partie de la formation politique depuis mars dernier, date à laquelle il a été suspendu par le Conseil exécutif national pour des activités jugées contraires aux intérêts du parti. Cette décision a été confirmée et ratifiée lors de la Convention nationale du 28 avril, actant ainsi son expulsion définitive. Le parti souligne qu'aucune instance interne n'a depuis lors réexaminé ou annulé cette sanction.

Une procédure judiciaire contestée

Au cœur du litige, Abayomi Arabambi a déposé une plainte contre l'Université du Nigeria, Nsukka, et son vice-chancelier. Il invoque la loi sur la liberté d'information (Freedom of Information Act) pour exiger la communication des détails du diplôme de philosophie obtenu par Peter Obi en 1984. L'ancien porte-parole cherche à obtenir une ordonnance de mandamus pour contraindre l'institution universitaire à divulguer ces documents académiques, une requête que l'université a jusqu'ici refusée de satisfaire.

Risques de poursuites pour usurpation

Le Parti travailliste a fermement mis en garde le public contre toute confusion : toute déclaration ou action menée par Abayomi Arabambi en tant que représentant ou dignitaire du parti est considérée comme une usurpation d'identité. Le LP a annoncé que ses services juridiques examinent actuellement les moyens de répondre à cette situation, n'excluant pas des poursuites judiciaires à l'encontre de l'intéressé ainsi que le dépôt d'une plainte formelle auprès des autorités compétentes. Cette mise au point intervient alors que Peter Obi, bien qu'ayant été le candidat du parti lors du dernier scrutin, a quitté ses rangs à la suite de crises internes majeures.

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