Le Parti travailliste (LP) du Nigeria a officiellement pris ses distances avec Abayomi Arabambi, auteur d'une action en justice visant à contester les diplômes académiques de l'ancien candidat à la présidentielle, Peter Obi. Cette mise au point intervient alors que la formation politique cherche à mettre fin à toute confusion médiatique concernant la représentativité de cet ancien membre au sein de ses instances dirigeantes.
Une exclusion confirmée par les instances du parti
Selon Ken Asogwa, secrétaire national à la publicité du parti, Abayomi Arabambi ne fait plus partie des effectifs du Labour Party. Sa suspension, décidée le 18 mars 2026 par le Comité exécutif national en raison d'activités jugées contraires aux intérêts du parti, a été formellement ratifiée lors de la Convention nationale du 28 avril 2026. Le porte-parole a insisté sur le fait qu'aucune instance du parti n'a, depuis cette date, annulé ou révisé cette décision d'exclusion.
Risques d'usurpation d'identité et suites judiciaires
La direction du parti a réagi après que plusieurs médias ont qualifié M. Arabambi de « chef du LP » dans le cadre de la procédure judiciaire qu'il a engagée contre le Conseil des examens d'Afrique de l'Ouest (WAEC), le Service national de la jeunesse (NYSC) et l'Université du Nigeria, Nsukka. Le parti qualifie cette présentation comme une forme d'usurpation d'identité non autorisée. Les services juridiques du Labour Party examinent actuellement les options de recours, incluant la possibilité de saisir les autorités compétentes pour mettre fin à ces agissements.
Clarification sur le fond du dossier Obi
Bien que le parti ait tenu à clarifier le statut d'Abayomi Arabambi, il a précisé que cette déclaration ne constitue en rien une prise de position sur le fond de la plainte déposée contre Peter Obi. Le porte-parole a rappelé que l'ancien gouverneur de l'État d'Anambra n'est lui-même plus membre du Labour Party. Le parti souligne que son intervention vise exclusivement à protéger son image institutionnelle et à empêcher que des actions individuelles ne soient indûment attribuées à son organisation politique.