Le parti Pastef interpelle l'exécutif sénégalais sur le retard du calendrier des élections territoriales

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 41 lectures
Le parti Pastef interpelle l'exécutif sénégalais sur le retard du calendrier des élections territoriales

Le parti Pastef-Les Patriotes a officiellement dénoncé le blocage du processus électoral pour les prochaines élections territoriales au Sénégal. La formation politique accuse le gouvernement et la Commission électorale nationale autonome (CENA) d'interpréter le Code électoral de manière à justifier l'absence de convocation des électeurs.

Divergences sur l'interprétation du Code électoral

Au cœur du litige se trouve l'interprétation des articles L.236 et L.269 du Code électoral. Alors que l'administration soutient qu'aucun délai impératif ne contraint le Président de la République à fixer une date pour le scrutin, Pastef conteste cette lecture. Le parti s'appuie sur les articles L.247 et L.282 pour démontrer que le décret de convocation est l'acte fondateur indispensable à la suite des opérations électorales. Selon Pastef, le respect des délais, notamment celui de cent cinquante jours requis pour la fixation de la caution, devrait logiquement s'appliquer à la date du scrutin.

La CENA face à ses prérogatives de contrôle

La CENA est également visée par les critiques du parti. L'organe de contrôle estime que son champ d'action se limite à la période allant de la révision des listes électorales à la proclamation provisoire des résultats. Une vision que rejette Pastef, qui invoque les articles L.5, L.6 et L.13 du Code électoral. Pour le parti, ces dispositions confèrent à la CENA une autorité suffisante pour exiger le respect de la périodicité des scrutins et veiller à la légalité de l'ensemble du processus.

Exigence de transparence et risques politiques

Face à ce qu'il qualifie de « carence » de l'exécutif, Pastef exige des explications claires sur les raisons objectives justifiant l'absence de calendrier officiel. Le parti rappelle que le respect des échéances électorales est un pilier de la stabilité démocratique, soulignant que les reports passés ont par le passé engendré des tensions sociales graves. En réclamant la tenue des élections à date échue, Pastef dénonce ce qu'il considère comme un retour à des pratiques administratives opaques, tout en appelant le pouvoir en place à assumer ses responsabilités constitutionnelles vis-à-vis des citoyens sénégalais.

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