Le parti PASTEF-Les Patriotes a officiellement saisi les autorités sénégalaises suite à des déclarations attribuées à Arona Coumba Ndoffène Diouf, membre du parti Kiiraay. Ces propos, qui évoqueraient un complot visant l'intégrité physique d'Ousmane Sonko, ont suscité une vive réaction de la formation politique qui exige désormais une intervention immédiate de la justice.
Une saisine formelle du parquet de Dakar
Dans un communiqué officiel, PASTEF dénonce la gravité des propos tenus, les qualifiant de menaces directes contre son leader. Le parti demande au parquet de Dakar de se saisir du dossier, estimant que ces déclarations pourraient constituer une atteinte à la sûreté de l'État. Pour les cadres du parti, il est impératif que la loi soit appliquée avec rigueur afin de mettre fin à ce qu'ils considèrent comme une banalisation dangereuse des discours de haine et des appels à la violence dans l'espace public.
Appel à la responsabilité du chef de l'État
Au-delà de la sphère judiciaire, PASTEF a choisi d'interpeller directement le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Cette démarche vise à placer le pouvoir exécutif face à ses responsabilités concernant la protection des acteurs politiques et la préservation de la stabilité nationale. Le parti souligne que le climat actuel ne doit pas occulter les leçons tirées des tensions politiques ayant marqué le pays entre 2021 et 2024, période durant laquelle la violence verbale avait précédé des troubles sociaux majeurs.
La protection du leader comme priorité
PASTEF réaffirme sa détermination à assurer la sécurité d'Ousmane Sonko face à ce qu'il perçoit comme une menace persistante. Si le parti a rendu publics ces éléments, il précise toutefois que la qualification juridique exacte de ces propos et les suites pénales éventuelles demeurent du ressort exclusif des autorités compétentes. L'enjeu pour la formation politique est désormais d'obtenir une réponse institutionnelle claire qui serve de signal dissuasif contre toute velléité de déstabilisation par la violence.